HARRY ROSELMACK : « IL NE FALLAIT PAS S’IMAGINER QUE METTRE UN NOIR AU 20H ALLAIT TOUT CHANGER »

Interrogé par Téléobs, Harry Roselmack a livré son opinion sur la prise en compte de la diversité en France et son évolution sur TF1. Alors qu’il était encore présentateur sur Canal+ et iTélé, Harry Roselmack intégrait dans la foulée les studios de TF1. Il devait désormais présenter le journal de 20h, un programme où il avait atterrît en tant que joker de Patrick Poivre d’Arvor. L‘homme se souvient encore de la folie médiatique qui a entouré son arrivée sur la chaîne de télévision, certainement due au fait que la nouvelle recrue soit issue de la diversité. «Déjà, à l’époque, je considérais que cette couverture médiatique était disproportionnée (…) Mon arrivée au 20 heures a aussi été perçue comme une évolution de société. Elle posait la question de la discrimination positive et de son utilité.», révèle-t-il d’ailleurs à TéléObs. Une couverture qui faisait écho par là même d’une discrimination positive et valorisait une certaine évolution de la société.

Très vite, il se retrouvera à la tête de trois programmes sur la chaîne : le JT qu’il quittera seulement cinq ans plus tard en 2011. « En immersion » qu’il a également arrêté, enfin « Sept à huit », l’émission dans laquelle il continue d’exceller, à la tête de laquelle il a succédé à Laurence Ferrari. Si Harry Roselmack n’a plus qu’un seul programme sur la chaîne, ce n’est pas pour autant qu’il s’ennuie. En effet, il est depuis trois ans maintenant à la tête d’une société de production HTO Productions, par le biais de laquelle il produit des documentaires pour « Reportages » (TF1). Il y travaille d’ailleurs à ce jour sur un premier film « Fractures », encore en cours de post-production, dont la sortie est envisagée avant fin 2017, confie-t-il.

L’animateur en a profité pour revenir également sur la prise en compte de la diversité dans l’industrie de la télé. Si en 2005, Jacques chirac suggérait de faire un effort en faveur de la diversité, douze ans plus tard Harry Roselmack assure que la situation a évolué mais pas suffisamment, car il demeure tout de même difficile de recruter des personnes issues de la diversité. Mais il déclare tout de même : « Il y a cependant des changements qui ne se voient pas forcément à l’antenne. La rédaction de TF1, par exemple, est nettement plus diverse aujourd’hui qu’elle ne l’était à mon arrivée en 2006.Depuis quelques années, je vois arriver beaucoup de jeunes, notamment par le biais de la Fondation TF1, qui incarnent cette diversité(…) Il était illusoire de penser que tout allait bouger d’un coup parce qu’on avait nommé un Noir à la tête du 20 heures de TF1 ! Ces changements sont lents, trop lents sans doute ».

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