AFRIQUE DU SUD: UNE PLATEFORME AFIN DE DÉSAMORCER LES TENSIONS XÉNOPHOBES

Une vague d’actes xénophobes ont émaillé fin février l’Afrique du Sud. Ce qui a provoqué des menaces de représailles du Nigeria et la saisine de l’union Africaine.
Pour désamorcer les tensions, les deux premières puissances d’Afrique ont annoncé la création d’une plateforme conjointe de suivi et d’apaisement des violences observés dans des quartiers de Johannesburg et de Pretoria. La mise en place de cette plateforme bilatérale est sans doute la première réponse significative du gouvernement face à la flambée d’actes de violences xénophobes à l’encontre des étrangers africains.

D’après « La Tribune Afrique », lundi 13 mars, Maite Nkoana-Mashabane, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères et son homologue nigérian, Geoffrey Onyeama se sont réunis dans la capitale sud-africaine, et ont annoncé la création d’une plateforme conjointe de suivi et d’apaisement des violences observées dans des quartiers de Johannesburg et de Pretoria.

Des responsables, diplomates et membres de la société civile ont été désigné par les deux pays, ils vont siéger tous les trois mois lors de rencontres bilatérales au sein de ce qu’ils appellent « un centre d’alerte ». Objectif, établir le diagnostic de la situation et suivre comme du lait sur le feu xénophobe qui couve, l’évolution de la cohabitation sur les questions migratoires.

« Ce centre d’alerte nous permettra de nous tenir mutuellement au courant des problèmes et de prévenir les éventuelles violences », résume la ministre sud-africaine des Affaires étrangères. Et son homologue nigérian de compléter que le gouvernement de Pretoria avait donné des assurances pour réduire « les attaques de masse » contre les ressortissants nigérians. Rien n’indique pour l’heure que la plateforme soit vraiment efficace face aux tensions xénophobes croissantes au sein de la nation dite « arc-en-ciel ».

A l’épreuve des faits, il semble que le pays de Mandela, en dépit de son passé douloureux, soit profondément divisé sur les questions raciales. Pire encore, il semble que la couleur de la peau ou l’origine soit encore déterminante dans le traitement à réserver aux étrangers !

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