LA FRANCE REFUSE DE RESTITUER AU BÉNIN SES TRÉSORS ROYAUX !

Non ! C’est la réponse de la France au Bénin. La France dit non à la restitution des trésors du royaume d’Abomey, qui ont été emportés lors des conquêtes de 1892. Suite à l’annulation dans les années 1892, de la convention bilatérale signée avec la France en 1868, une grande guerre se déclencha et emporta non seulement des milliers de vies humaines mais aussi tout le patrimoine culturel matériel du Dahomey. Les colons se sont emparés des richesses culturelles qui constituent l’histoire et donc le patrimoine matériel du Bénin.

Le trône du roi Béhanzin, le lion du roi Glèlè, une statuette de 50 cm de longueur et de 28,5 cm de hauteur mise aux enchères le 13 décembre 2013 à la Galerie Christie’s à Paris et qui aurait coûté 1 million 17 mille euros soit 667 millions 108 mille francs Cfa à son acquéreur selon un article publié le 08 février 2013 par la Presse du jour. Autant de richesses détournées que le Président Patrice Talon et son gouvernement se font le devoir ode restituer à la Nation.

« Le Conseil a instruit le ministre des affaires étrangères et de la coopération et le ministre du tourisme et de la Culture à engager les négociations avec les autorités françaises et l’Unesco pour le retour au Bénin de ses biens culturels. Lesdits ministres rechercheront toutes les compétences nationales et étrangères susceptibles de contribuer à des recherches approfondies de tous les biens royaux emportés et répartis dans des musées à l’étranger et dans les collections privées. ». Tel est l’extrait de la demande de restitution de biens du Bénin qui a été transmise aux autorités françaises, en date du 12 décembre 2016.

Le 6 mars dernier, Marie- Cécile Zinzou rapportait dans un tweet la réponse de Jean-Marc Ayrault au bénin : « Pas de #restitution pour le #Bénin, la #France a répondu #non à une requête étrangement peu documentée. Ce #dialogue ne grandit personne… ». le ministre français a argumenté sa réponse disant que la France a ratifié la convention de l’Unesco de 1970 et que la loi n’est pas rétroactive. Les objets étant dans la collection française depuis plus de 100 ans, il n’y aura pas de rétroactivité de la loi. Seule possibilité donnée au Bénin, dans cette réponse datant de plus de deux mois et inconnue des Béninois, Paris continuera les collaborations muséales avec Cotonou, rapporte le site d’information www.229culture.info

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