L’IMPÔT COLONIALE : LA REDEVANCE AFRICAINE ENVERS LA FRANCE

Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on, a-t-on coutume de dire. S’agissant de l’histoire de l’Afrique et de sa misère qui en est aujourd’hui le résultat, certains diront, « y en a marre que les africains s’appuient toujours sur la colonisation pour justifier leur misère, leur incompétence, leur retard. », d’autres diront « l’Afrique a souffert, on l’a tous entendu, maintenant, il faut faire table rase du passé et trouver la force d’avancer ».

Sans doute ! Ces réactions que l’on entend très souvent paraissent justifiées, parce que les africains on réellement envie d’aller de l’avant. Mais alors qu’est ce qui les retient ? La France ? Certainement pas ! Et puis, pourquoi toujours accuser la France de tous les malheurs de l’Afrique ? Peut-être parce qu’elle n’a pas coupé toutes les chaînes des esclaves lors de l’abolition de l’esclavage. Peut-être restent-ils encore des chaînes religieuses (le Christianisme), des chaînes linguistiques (la langue française) et même des chaînes financières, le Franc CFA et pas que.

On le sait désormais, le Franc CFA est un moyen de domination française sur ses anciennes colonies l’utilisant. Mais la chaîne de télévision Vox Africa revient sur un sujet sensible. L’impôt colonial ! Si la France le considère comme une redevance de ses anciennes colonies envers elle, pour les avoir colonisées, cette redevance représente seulement les 85 % des réserves de ses colonies. Pourquoi anciennes quand elles sont encore soumises ?

Le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d’ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Cameroun, le Togo, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo Brazzaville, la Guinée-Équatoriale, et le Gabon… sont obligés de payer l’impôt colonial et de verser 85% de leurs réserves à la banque centrale de France. Comble de l’ironie, La France permet à ces différents pays africains d’avoir accès à seulement 15% de leur argent. S’ils veulent avoir un montant un peu plus élevé que ces 15%, ils doivent nécessairement emprunter à des taux commerciaux, précise le site d’information Africa 24.

Il est temps que de tels accords soient révoqués. Car oui la France maintient l’Afrique dans la pauvreté en la privant de ses biens. Et cela doit être compris de tous. Pour pouvoir construire le continent, il faut qu’il commence par gérer ses revenus de façon autonome.

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