14 PAYS MOBILISÉS CONTRE LE FCFA

Ce samedi les sociétés civiles africaines étaient debout, la diaspora en Occident également, ceci pour dire non au FCFA. Dénonçant une domination non dissimulée, un désir affiché de néo-colonialisme, dans 14 pays étaient debout les chantres d’une démocratie réelle. Le Sénégal, le Burkina, Haïti, la France, l’Angleterre, le Mali, le Congo Kinshasa et tant d’autres pays ont répondus présent.

La principale raison de cette journée mémorable est liée à l’utilisation du Fcfa par les pays d’afrique subsaharienne francophone. Cette monnaie pose le problème de la souveraineté des États africains. Pour rappel, la « monnaie coloniale » est utilisée par 15 pays africains, les membre de l’espace UEMOA, de la CEMAC et des Comores.

À Dakar 300 personnes ont à coup de slogan anti occident et anti Fcfa, criés leur mécontentement. On notait notamment la présence de ‎Guy Marius Sagna du collectif «Non aux APE» qui, à cette question du Franc de la servitude(fcfa), y a rajouté la question des Accords de Partenariat Économique tout aussi importante du collectif. «‎ 75% des marchandises en provenance de l’Union européenne ne payant plus de droits de douane, cela veut dire que le chômage va exploser, ça veut dire qu’on va passer de 16 Sénégalais par jour qui traversent la Méditerranée à beaucoup plus », alerte-t-il.‎

Kemi Seba était lui aussi de la partie, il faut dire que Urgence Panafricaniste, son ONG y est pour beaucoup dans l’organisation de cet événement interplanétaire. Initialement le panafricaniste était annoncé du côté de l’université de Ziguinchor, mais sans doute par peur de représailles, au dernier moment, le recteur à annuler l’événement. Toutefois, présent sur Dakar, Kemi à encore une fois fait preuve de pragmatisme. Le jeune trentenaire préconisait un boycott de produits français si rien n’était fait pour changer cette situation économique et monétaire.

Une seule ombre au tableau, une faible mobilisation, notamment des étudiants africains quand on sait que le Sénégal est un pays accueillant beaucoup d’étudiants, du fait d’un système scolaire performant. Toutefois ce 7 janvier restera mémorable, au moins en terme de mobilisation, de coordination surtout. ‎

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