232 AFROS-AMERICAINS TUÉS PAR LA POLICE EN 2016.

Comment vivre avec un corps noir aux États-Unis ? Voilà toute la question que pose « une colère noire » de Ta-Nehisi Coates. Formidable radioscopique de l’Amérique, du racisme aux États-Unis. Pour un pays qui fonde son véritable mythe sur le racisme, les conséquences sont âprement lourdes pour une race constituée désormais en un peuple, qui pendant des siècles a subi les affres de la domination blanche. Impuissante la communauté internationale qui regarde avec émoi, ce qui peut-être considéré comme un génocide lent, d’une race sur une autre, reste inerte face à cela.
2016 termine à peine, que le décompte d’Afro-américains tués par la police peut être fait. Si des doutes subsistent encore quant à la négrophobie de la police américaine, des chiffres viennent l’appuyer c’est état de fait. Le quotidien « The Washington Post » récence pour 2016 un total de : 232 Afro-Américains tués par la police, soit près d’un quart des 957 personnes tuées par la police. Ce qui fait une moyenne de 2,6 personnes tuées par la police en 2016, dont plus d’un Afro-Américain tous les deux jours et 160 Hispano-Américains ont été tués par la police au cours de l’année.
Toujours, selon le quotidien, ces chiffres bien qu’élevés sont nettement en deçà de ceux de l’année passe. Sur 991 personnes tuées par la police en 2015, on compte 258 Afro-Américains et 172 Hispano-Américains. Le Washington Post a commencé son décompte en janvier 2015 en s’appuyant sur des reportages diffusés par les médias, des enregistrements publics, des informations relayées sur les réseaux sociaux et d’autres sources. Il s’est intéressé aux incidents dans lesquels des policiers ont tué un civil dans le cadre de leurs fonctions dans des circonstances rappelant la mort du jeune Michael Brown, un adolescent noir de Ferguson (Missouri), en 2014. La mort de Michael Brown, puis celle d’un autre Afro-Américain, Eric Garner, tués par la police à New York la même année, avaient conduit à la formation du mouvement «Black Lives Matter» (La vie des Noirs compte) dans le pays.
NegroNews

Commentaires

commentaires