MIA MOKÉ : UNE HÉROÏNE AFRICAINE SENSIBILISE LES ENFANTS À L’ÉCOLOGIE

Alors que les pays du monde se sont rassemblés en novembre dernier lors de la COP 22 à Marrakech, au Maroc, il n’en demeure pas moins que les pays d’Afrique restent peu impliqués sur les questions de l’environnement. C’est le constat qu’a fait Karim Gadjigo, un franco-sénégalais, de retour dans son pays natal après plus de vingt ans d’absence.

Des déchets qui jonchent les rues, l’eau peu potable, des habitants peu impliqués dans la protection des espaces communs, sont là des signes qui montrent bien que pour l’Afrique et le Sénégal en particulier la protection de l’environnement n’est pas une priorité.

Mia Moké (Moké signifie petit en lingala), est le concept mis en place par Karim et son équipe, pour sensibiliser les plus jeunes sur les questions de l’environnement. Ce concept a été décliné sous plusieurs formes : une application disponible sur Apple Store, en bande dessiné, livres de coloriage. Mia Moké, veut offrir aux jeunes enfants africains, un héros qui leur ressemble et qui va les accompagner dans leur développement personnel mais surtout valoriser l’identité africaine à travers le monde.

L’autre enjeu de Mia Moké est de faire connaître aux enfants la nature en leur expliquant comment la protéger. Une application sur le thème de la déforestation a également été mise en place pour leur permettre de résoudre des énigmes sur les causes de la déforestation, la disparition d’espèces animales, de comprendre que certaines matières sont destructrices pour l’environnement. Autant de supports pour initier les plus jeunes à la préservation et à la protection de leur environnement.

Une série de 30 dessins animés pour la télévision, un jeu vidéo, deux nouvelles applications pour tablettes, sur la biodiversité marine et la pollution – celle liée au plastique en particulier – toujours avec le même personnage, sont actuellement en cours de conception. « Nous aimerions que notre projet soit rentable, pour ne pas dépendre de subventions. Et surtout, si ça marche, nous pourrons développer encore davantage nos liens avec les associations, ainsi que des supports accessibles au plus grand nombre », explique Karim Gadjigo.

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