TEDDY RINER: LE KING C’EST LUI ET IL COMPTE LE RESTER

Teddy Riner, 28 ans, né en Guadeloupe, est un des judokas qui a le plus marqué son époque. Évoluant dans la catégorie des plus de 100 kg (poids lourds), il détient à son actif un record de huit titres de champion du monde, champion olympique à Londres en 2012 et à Rio de Janeiro en 2016, médaillé de bronze à Pékin en 2008, quintuple champion d’Europe.

Teddy Riner est un champion et maintenir son règne d’invincibilité est une chose qui lui tient beaucoup à coeur. «Tant que je suis là, je ne veux laisser personne se dire qu’il a été champion du monde. Il faudra attendre que j’ai arrêté! ». Avec son palmarès, le King peut se permettre une telle audace.  Car en ce qui concerne la préparation et les entraînements, Teddy ne néglige rien et fait toujours en sorte de se surpasser. La page des Jeux de Rio enfin tournée, Teddy regarde déjà vers sa prochaine échéance. 

Depuis sa tendre jeunesse, il s’est juré d’être au sommet de sa passion et si c’était le cas il ferait son maximum pour être imbattable dans ce jeu qui pour lui représente bien plus qu’un duel sur un tatami. 

« Il y a un moment où il faut souffler. C’est exactement comme dans un couple. Même si là, elle (le judo) me manque beaucoup et que j’ai envie de lui dire: reviens! » nargue-t-il d’un ton moqueur. Ce désir ardent de se surpasser de plus en plus et cette tension constante qui le lie à cette pratique le font pousser des ailes. 

Pour son entraîneur aussi, l’objectif fixé des 4 ans à venir est de revoir un Teddy Riner puissant comme on le connaît.
«Il faut du panache, il faut qu’il fasse tomber. Pour l’instant ce n’est pas du combat c’est de la technique, de l’efficacité. Il faudra aller en stage au Japon pour qu’il retrouve des sensations, qu’il accepte de tomber à l’entraînement pour avoir un autre regard», explique son coatch Chambily.
Le Japon accueillera prochainement les JO-2020 mais aussi les Mondiaux-2019, la seule compétition pour laquelle Chambily programme des réserves quant à la présence de Teddy Riner.

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