[ SOCIÉTÉ ] Au SÉNÉGAL, LES ÉTUDIANTS NE RÊVENT PLUS D’ETUDIER EN FRANCE

Étudier en France à l’époque était un luxe que tout le monde ne pouvait se payer. Il fallait soit être boursier ou tout simplement venir d’une famille riche pouvant payer les études . Mais s’était le rêve de tout étudiant aspirant à avoir une formation universitaire de qualité et le tout dans une langue que les sénégalais maîtrise qui est le français.

Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Plus personne ne veut aller en France pour étudier. Ils préfèrent rester au Sénégal qui se trouve avoir de très bonnes universités, au Maroc, en Tunisie, au Canada en Chine et même en Russie qui se trouvent aux antipodes du Sénégal. Pour eux il est difficile de vivre et étudier paisiblement en France. La France met des barrières aux étudiants en exigeant des papiers à fournir qui n’ont aucun rapport avec leur ambition de suivre des cours. Sans compter les difficultés à se trouver un logement sur place.

À l’époque l’ambassade de France au Sénégal enregistrait des milliers de demandes avec son programme « campus France ». Aujourd’hui ils ne sont que quelques centaines à intégrer le programme. Pourquoi ce changement d’avis soudain. Certains étudiants sénégalais qui se trouvent en France se sont exprimés à ce propos.

Mamadou Ba qui, suis une formation en Bachlor généraliste à l’Esg école de commerce s’est exprimé à ce sujet.

« Mes anciens camarades de classe avec qui j’ai fait le bac à machallah étaient étonnés quand je leur ai dit que j’allais en France, eux sont tous en Chine, au Maroc, au Canada et d’autres sont restés au Sénégal pour étudier »

Comme quoi plus personne ne veut y aller. Et à cette problématique s’ajoute une dent que la jeunesse intellectuelle sénégalaise garde pour la France. Une dent historique. Pour eux la France est l’auteur de la mort du sieur Omar Blondin Diop jeune marxiste-leniniste et normalien de Saint-Cloud tué à l’âge de 26 ans dans les geôles de Gorée sous ordre de Jean Colin qui à l’époque était ministre de l’intérieur au Sénégal sous l’ère de la politique francophile de Leopold Sedar Senghor. Mais ça, c’est une autre histoire.

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