[CULTURE] 12 OCTOBRE 1968 : « INDÉPENDANCE » DE LA GUINÉE ÉQUATORIALE

La Guinée équatoriale ou Guinée-Équatoriale, en forme longue la République de Guinée équatoriale ou la République de Guinée-Équatoriale, en espagnol Guinea Ecuatorial et República de Guinea Ecuatorial, en portugais Guiné Equatorial et República da Guiné Equatorial, est un pays d’Afrique centrale.

Dès le XVe siècle, ces îles et ces rivages furent intégrés à la zone portugaise de São Tomé. En 1778, par le traité du Pardo, le Portugal, dont l’implantation s’était limitée à l’établissement à Annobón d’un poste pour la traite négrière, céda à l’Espagne ses droits sur les îles d’Annobón et de Fernando Póo (Bioco) et une partie de la côte.

En 1778, les Espagnols tentèrent de s’établir sur Bioco mais s’en retirèrent trois ans après, et se désintéressèrent de ces dépendances. En 1827, les Britanniques, qui occupèrent le port de Santa Isabel (Malabo), en firent une base de la Royal Navy dans ses actions contre la traite négrière dans le golfe de Guinée, et établirent un grand nombre d’esclaves libérés sur Bioco. En 1843, ils transférèrent leur base navale antinégrière en Sierra Leone et, dès l’année suivante, les Espagnols reprirent possession de l’île; le premier gouverneur espagnol prit la direction de la colonie en 1858 mais, jusqu’en 1898, celle-ci ne servit que de lieu de déportation pour les prisonniers politiques de Cuba, et ce n’est qu’après la perte de ses colonies en Amérique et en Asie du Sud-Est que l’Espagne commença à s’intéresser au potentiel économique de l’île.

En 1885, après une décennie d’exploration de la côte continentale, elle décréta son protectorat sur la région. Les intérêts espagnols furent reconnus par la France en 1900, et deux ans plus tard, des accord bilatéraux fixèrent les frontières des possessions espagnoles en Afrique équatoriale (Río Muni, Fernando Póo, Elobey, Annobón et Corsico) qui, réunies en 1909, constituèrent la colonie de la Guinée espagnole. Ce n’est toutefois que dans les années 1920 que les Espagnols parvinrent à soumettre totalement les Fangs de l’intérieur du pays. La colonisation espagnole se fit sous un régime d’encomienda, comparable à celui qui avait été établi au XVIe siècle au Mexique et au Pérou; les terres et leurs populations furent en grande partie confiées à des sociétés missionnaires catholiques. Sur Fernando Póo, des investisseurs européens développèrent les cultures de plantation (cacao) en faisant appel à de la main-d’œuvre importée, principalement du Nigeria. Le Río Muni fut presque totalement négligé, et ce n’est qu’après 1945 que d’autres compagnies étrangères commencèrent à exploiter le bois de la forêt équatoriale.

Dans les années 1950, devant la poussée des revendications nationalistes, l’Espagne fut amenée à modifier sa politique coloniale et, en 1959, elle intégra sa colonie, sous le nom de Région équatoriale, formant les deux provinces espagnoles du Río Muni et de Fernando Póo, représentées au Parlement de Madrid; en 1963, les deux provinces obtinrent leur autonomie sous le nom de Guinée espagnole; en 1964, un gouvernement local constitué de nationalistes modérés fut chargé d’administrer le pays mais il fut rapidement débordé par des mouvements plus radicaux qui, tel celui du MONALIGE, formé en 1962, entendaient maintenir l’unité du pays en s’opposant fermement aux tentatives séparatistes des grands propriétaires de Fernando Póo. En 1968, l’Espagne décida de se retirer complètement de la région et, après de rapides négociations, une constitution unitaire fut approuvée; les élections aussitôt organisées virent la défaite des nationalistes modérés.

L’indépendance
La Guinée espagnole accéda à l’indépendance le 12 octobre 1968. Un grand propriétaire de l’ethnie Fang, Francisco Macias Nguema, devint président. Dès 1970, il instaura un régime de parti unique et gouverna par la terreur. Les arrestations et les assassinats se multiplièrent. Environ un tiers de la population fuit le pays.

Le 3 août 1979, le colonel Teodoro Obiang Nguema Mbasogo destitua son oncle, le président Macias Nguema. Le nouveau chef d’Etat adoucit les méthodes de l’ancien régime, sans toutefois mettre fin à l’autocratie. En août 1990, sous la pression de l’Église catholique, le PDGE (parti unique) accepta le principe du multipartisme. Une nouvelle Constitution fut adoptée par référendum en 1991, et le multipartisme fut légalisé en 1992. L’amnistie politique permit le retour de nombreux opposants. En 1996, les partis d’opposition boycottèrent l’élection présidentielle remportée par Obiang Nguema avec 99 % des voix.

Le même jour fut adopté un drapeau dont le triangle bleu situé en bordure de la hampe représente la mer qui relie la province continentale aux îles qui constituent l’autre partie du pays. Le vert, le blanc et le rouge symbolisent respectivement les produits de l’agriculture, la paix et la lutte pour l’indépendance.

Sur l’écu des armes figure un arbre de soie (également appelé « arbre de Dieu »), une espèce forestière très largement répandue dans le pays et qui était originellement l’emblème de Bata, capitale de la province continentale du Mbini (ex Rio Muni). Les six étoiles représentent la province continentale et les cinq îles qui constituent la Guinée Equatoriale. La devise en espagnole, langue officielle du pays, signifie : « Unité, paix, justice ».

NegroNews avec Afrique planète

Commentaires

commentaires

skyali_slider:
6391
skyali_spotlight:
6391
xcp_optin_post:
Etiquetté avec

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *