[MUSIQUE] IMANI BEATS NOUS SIGNE « PANTHER »

Le rap US a su gagner le cœur de beaucoup d’entre nous, un « flow » souvent plus fluide que le rap français et une histoire bâtie par de grandes figures depuis les ghettos des États-Unis durant les années 70 à aujourd’hui.

Cependant, force est de constater qu’entre les N.W.A. et leur Fuck Da Police – plaidoyer de l’insoumission des noirs américains face aux violences policières, mais aussi de leur liberté d’expression – et le rap US d’aujourd’hui beaucoup plus bling bling axé égotrip et twerk, la jeunesse est loin du rap conscient qui a pu nous bercer. Ce n’est pas tant une question de préférence ou une question de qualité, mais force est de constater que la musique et la culture en général nous permet de nous forger un avis critique et d’en apprendre la plus possible sur nos origines et sur ce pourquoi nous devons nous battre. La musique, bien qu’ayant une fonction de loisir, doit aussi pouvoir servir de moyen politique, de messagère. C’est grâce à ces moyens ludiques que nous formerons au mieux la jeunesse.

Cette idée, le rappeur Imani Beats l’a totalement intégrée. Ce rappeur, peu connu du grand public, nous livre un rap engagé et veut faire de son rap un moyen de véhiculer des messages politiques pour la communauté noire. Il reprend alors le tube de Desiigner « Panda », tube qui a fait un carton internationalement et nous livre sa propre version « Panther ». Le but de « Panther » est d’apprendre l’histoire de nos parents aux jeunes qui écoutent du rap US, leur montrer qu’avant de parler de voitures de sport, de filles en petite tenue et de gros billets à claquer sur leurs fesses, le rap c’est aussi une histoire d’insoumission et d’expression. Qui de mieux que les Black Panthers pour incarner l’insoumission du rap ?

Dans son morceau, il cite des grandes figures du Black Panther Party tel que Huey P., Bobby Seal ou encore Afeni Shakur. Il explique alors ce qu’était et ce qu’a fait le Black Panther Party et nous parle des violences policières qui ont toujours lieu ainsi que de l’actuelle absence de leader. Cette démarche est vraiment intéressante, car il explique l’histoire avec des mots simples, montre que la situation n’a pas évolué et cela permettrait à des jeunes, voire des enfants, de mieux comprendre leur histoire et la gravité de la situation actuelle.

NegroNews

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