[ACTUALITÉ] MAYOTTE À VIF

Mayotte, seule île française de l’archipel des Comores, est actuellement en plein bouleversement. En effet, la métropole, trop occupée par les événements concernant la loi du travail, a passé sous le silence la colère des habitants de l’île.

Actuellement, le peuple mahoré est en colère. La jeunesse abandonne l’école entre 10 et 14 ans et se livre à des actes de délinquances comme le cambriolage de maison, le vol à l’étalage, la violence,… L’accès aux soins reste préoccupant avec un personnel en sous-effectif, un matériel pas toujours performant. Les conditions économiques sont précaires, le taux de chômage atteint les 36,6% sur l’île et il n’y a aucune création d’emploi. L’immigration clandestine continue sans cesse, la proximité entre Anjouan et Mayotte donnant lieu à un véritable commerce entre les passeurs et les comoriens qui souhaitent une vie meilleure. Les comoriens représentent actuellement un quart de la population de l’île : ils sont des mères ayant pris le risque de venir sur l’île pour accoucher et donner la nationalité à leurs enfants, des personnes en manque de travail ou tout simplement des malheureux persuadés que la France est un El Dorado.

Or comme dans toute période de crise, les gens ont besoin de trouver un coupable. Le coupable est ici tout désigné : il vient d’Anjouan jusqu’à Mayotte amenant délinquance et venant profiter du système, il vole les emplois aux mahorés et ne cherche que son intérêt, il fait des complots politiques et viole leurs filles. Autant de clichés qui renforcent le racisme ambiant. Les mahorés n’en peuvent plus de l’immigration clandestine. Ils ont protesté en faisant des grèves au début de l’année mais certains sont allés plus loin : ils sont allés expulsés les migrants de leur propre case, expulsions sauvages qu’ils ont nommé « décasages » faites par des comités de villageois qui hurlent « La France aux Français ». Depuis le 5 juin, il n’y aurait plus eu de décasages, cependant combien sont-ils à se réfugier sur la place de la République à Mamoudzou (capitale de l’île) ? 80 adultes et 200 enfants chaque nuit, pour être exact. La place de la République n’a actuellement rien à envier à la jungle de Calais.

La préfecture, quant à elle, a décidé de sévir face à tout acte de violence sur les immigrés mais compte stopper l’immigration clandestine. Frédéric Veau, préfet de Mayotte, compte vérifier la régularité des papiers de chacun et reconduire tous ceux qui seraient dans l’illégalité. Cependant, là où les parents sont souvent des immigrés, les enfants nés à Mayotte et donc français se retrouvent seuls et isolés. On dénombre 3 000 enfants dans ce cas, 3000 enfants qui, selon les autorités sombreront dans la délinquance afin de survivre et deviendront alors la fameuse plaie qui aliment le racisme des mahorés. Mécontents du manque de bons traitements envers les immigrés comoriens, les dirigeants de l’archipel des Comores appellent à un boycott du 14 juillet, fête nationale française, estimant que celui qui ne répondra pas à cet appel sera un traître à sa patrie.

NegroNews

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