[CULTURE] KENYA : LES PAPYS LES PLUS COOLS DE NAIROBI

Il y a quelques temps, un Post Bad Grandpa « breaks the internet » et le cœur de ces demoiselles. Irvin Randle, 54 ans, exhibait fièrement son corps et son look sur les réseaux sociaux, créant l’émoi de certains. Cependant, connaissez-vous les Kabangu ? Ce groupe de hip-hop de Nairobi est composé des Thugs Grandpas les plus stylés du Kenya.
Kabangu, c’est quatre papys versés dans le hip-hop depuis les années 80. Ils sont gardiens à Kariobangi la nuit et s’occupent de partager leur passion pour la musique, de pousser les jeunes talents vers le haut, d’apprendre aux jeunes des valeurs comme l’égalité, le pacifisme, la prospérité et la justice sociale. Ces quatre hommes ont suivi l’évolution du hip-hop depuis les années 80, devenant des figures du mouvement au Kenya, s’adonnant au MCing, DJing, breakdance, graf’ et la connaissance du genre. De plus, ces rois du hip-hop se sont associés à la « Ligue des mamies extraordinaires », cinq grand-mères sapées comme jamais, qui ont été des femmes d’influences au sein d’entreprises ou du gouvernement lors des années 70, qui profitent de leur retraite pour voyager, faire la fête et être heureuses avec elles-mêmes. Leur association a pour but de promouvoir les valeurs citées plus haut chez les jeunes et de guider la jeunesse à faire de grandes et belles choses

Pourtant, si vous cherchez sur internet, vous ne trouvez aucun morceau des Kabangu. Ni de la Ligue des mamies extraordinaires . Étrange n’est-ce pas ? Ces papys et mamies sont en fait une fiction inventée par le photographe Osborne Macharia et son styliste Kevin Abraham. Si vous avez marché, sachez que vous n’êtes absolument pas seul. Beaucoup d’internautes, notamment des kényans, pensent encore que Kabangu et la Ligue des mamies extraordinaires ne sont pas fictifs. Sur internet, les photos atteignent plus presque un demi-million de vues et sont accompagnés de la petite histoire des Kabangu sous chacune d’entre elles, rendant le mythe encore plus crédible. Les mamies sapées ont été la première blague des compères, les papys étant la seconde. Le but de la fiction n’est pas de se moquer des utilisateurs, mais plus de répandre un message positif et de partager une culture que nous pourrions qualifier d’afrofuturiste.

Osborne Macharia est célèbre, pour ceux qui savent que c’est de la fiction, pour ce genre de travaux. Les papys ne sont qu’un travail parmi tant d’autres, il y a eu les mamies comme nous le disions, plus récemment les personnes de petites tailles en tant que combattants souterrains,… Mais aussi des projets plus engagés comme « Melanin-0 » sur l’albinos ou des portraits de femmes en habits traditionnels par exemple. Il a aussi pu photographier de véritables combattants de la révolte des Mau-Mau. Vous pouvez retrouver son portofolio ici :http://k63studio.com/

NegroNews

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