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NATIONAL GEOGRAPHIC RECONNAIT QUE CES REPORTAGES ONT ETES RACISTES

À l’occasion de son numéro spécial dédié au concept de « races », le magazine a demandé à l’historien John Edwin Mason d’examiner la représentation des personnes de couleur dans ses pages.Pour bien cerner l’étendue des stéréotypes qui ont marqué son histoire, le magazine américain a demandé à un spécialiste de l’histoire de la photographie et de l’histoire de l’Afrique de se plonger dans ses archives. Le constat de John Edwin Mason, professeur à l’Université de Virginie, laisse apparaître deux dérives racistes entretenues par le mensuel jusqu’aux années 70.

Dans un édito publié lundi 12 mars, alors que le mensuel publie un numéro spécial sur l’histoire des « races« , la rédactrice en chef Susan Goldberg détaille son malaise et la démarche de la rédaction de cet édito très spécial.

« Il m’est douloureux de partager cet affreux état de fait qui fait pourtant partie de l’histoire du magazine. Mais (…) il nous faut faire cet examen de conscience avant de considérer de faire celui des autres. »

Susan Goldberg y reconnaît ainsi que « pendant des décennies, les reportages publiés dans National Geographic étaient racistes » :

« Je suis le dixième rédacteur en chef de National Geographic depuis sa création en 1888. J’en suis la première rédactrice en chef, Juive de surcroît, deux groupes de population qui ont eux aussi été discriminés aux États-Unis. Il m’est douloureux de partager cet affreux état de fait qui fait pourtant partie de l’histoire du magazine. Mais puisque nous avons aujourd’hui décidé de faire une couverture exceptionnelle du sujet des « races », il nous faut faire cet examen de conscience avant de considérer de faire celui des autres. […] Pour nous, cette couverture médiatique est aussi l’opportunité d’un examen de notre propre histoire, et de nos efforts pour illuminer le cours de l’humanité, au cœur de notre mission depuis 130 ans. Je souhaite que les prochains rédacteurs en chef de National Geographic puissent être fiers de l’histoire de ce magazine – pas seulement pour les reportages que nous aurons décidé de publier mais aussi pour la diversité de journalistes, rédacteurs et photographes qui les portent. »

«Jusque dans les années 1970, National Geographic a quasiment ignoré les personnes de couleur vivant aux États-UnisAu même moment, le mensuel décrivait les “indigènes” d’ailleurs comme de joyeux chasseurs exotiques, souvent nus, des nobles sauvages –tous les clichés.»

Un mea-culpa historique dans la magazine qui souhaite profiter de cela pour repartir sur de nouvelles bases

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