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MORT DE KADHAFI : SARKOZY VISÉ PAR UNE PLAINTE POUR CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

Il est temps de faire le procès de ce que l’on a appelé « droit international » qui justifie l’existence de la CPI. Cette juridiction pointée du doigt par les personnalités africaines qui l’accusent d’être une cour de déportation qui ne s’acharne que sur les dirigeants africains. Cour de justice ou cour d’injustice, le cas de l’ex président français Nicolas Sarkozy qui vient de lui être servi par le Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa) permettra aux uns et aux autres de tirer les conclusions sur le vrai visage de cette maison d’arrêt basée à la Haye. Une quinzaine d’associations africaines réunis autour d’un collectif pour donner de la résonance à leur action en justice viennent de déposer une plainte auprès de la Cour pénale internationale contre l’ancien président de la République française, Nicolas Sarkozy. Elles soutiennent que l’ex-chef de l’Etat serait à l’origine de l’assassinat de Mouammar Kadhafi. Ils se sont choisis comme porte-parole le médiatique chanteur de reggae ivoirien, Tiken Jah Fakoly.

L’instabilité que l’Afrique connait depuis plusieurs années sur le plan sécuritaire avec l’émergence des groupes djihadistes, a ses origines dans la déstabilisation de la Lybie après l’intervention de l’OTAN de 2011. Le mandat de l’ONU avait été outrepassé par les troupes de l’OTAN qui officiellement avaient le devoir de créer une zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils. Un mandat qui ne cadrait pas avec l’agenda géopolitique des puissances mondiales qui avaient décidé autrement du sort du guide Lybien Mouammar Kadhafi, sur ordre du président français de l’époque, Nicolas Sarkozy. L’on se souvient que ce dernier avait été épinglé avec son homologue britannique David Cameron dans un rapport de la commission parlementaire des affaires étrangères britannique qui avait estimé que l’intervention occidentale en Libye qui a provoqué la chute et l’assassinat de Kadhafi était fondée sur des «postulats erronés». D’opération limitée destinée à protéger les civils, elle s’était transformée en une «politique opportuniste de changement de régime», affirmait le même rapport.

«Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines», explique auprès de RFI le militant guinéen Elie Kamano, membre du Fispa. Il ne s’agit donc pas tant d’une démarche judiciaire que politique, qu’Elie Kamano n’hésite pas à qualifier de «combat». Si les membres du Fispa doutent que leur démarche aboutisse, ils estiment que cela permettra au moins de clarifier la situation. «Si la CPI ne réagit pas, cela veut dire qu’elle choisit ses clients», résume Tiken Jah Fakoly interrogé par RFI.

Cette action aussi minime qu’elle semble être, est un symbole fort quel que soit l’issue qui lui sera réservée. Les sociétés civiles africaines sont en train de jouer leur rôle et il revient aux décideurs politiques de donner plus de tonus à leurs actions.

NegroNews

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