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Au Gabon, l’affaire d’une adolescente de 14 ans vendue et violée pour 1500 euros provoque un tollé

Proxénétisme, abus, viol sur mineure, l’affaire de la petite Wally a enflamme en ce moment les réseaux sociaux. Cette adolescente gabonaise de 14 ans, se serait récemment faite violer par Alexis Ndouna, un homme d’affaires originaire de la province du Haut-Ogooué (dans l’est du pays), déjà condamné pour des faits similaires, mais remis en liberté, en raison de son rôle actif au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), proche du pouvoir.

Si le silence des autorités semble vouloir étouffer la douleur des parents, la révolte des réseaux sociaux réclame la justice pour Wally, une justice contre les chasse-gardées du système.

La jeune fille aurait été manipulé par Aude Ngo Abiague, l’épouse de son père Max Oussou par ailleurs directeur général d’une entreprise de la place, avec le support logistique de sa nièce, la dénommée Roxanne, âgée de 18 ans. Ensemble, elles auraient livré la jeune Wally, à son bourreau dans un hôtel de Libreville, pour une séance d’attouchements, puis de viol, par pénétration buccale, vaginale et anale, contre la somme d’ 1 millions de Fcfa (1 500 euros). Après que le présumé criminel lui ai offert des « chawarmas » (sandwich libanais), la somme de « 250 000 Fcfa » (380 euros) et des menaces de mort si jamais elle venait à en parler.

Traumatisée par les sévices qu’elle venait de vivre, la jeune fille a été mise à nue par sa cousine paternelle à son retour de l’hôtel. « Maman Aude m’a dit de ne rien dire sinon elle va me tuer », aurait déclaré Wally à sa cousine. Cette dernière est parvenue à la mettre en confiance de sorte qu’elle lui raconte son douloureux périple.

Interpellé sur le sujet par sa nièce, Max OUSSOU aurait laissé entendre qu’il s’agirait de fake news. La famille maternelle, elle compte bien en découdre avec le présumé violeur, par ailleurs probablement atteint du VIH. Mais le Palais de Justice, d’Edgar Anicet Mboumbou Miyakou demeure silencieux.

C’est donc munis de gourdins, machettes, battes de baseball, que les oncles maternels de la victime présumée se sont rendus au domicile du père de Wally afin qu’il les conduise, accompagnés de deux agents de police, à l’endroit où s’était cachée son épouse. Mise aux arrêts, et conduite au commissariat, Mme Ngo Abiague attend désormais son interrogatoire, pour faire la lumière sur cette sombre affaire qui révolte également la société civile gabonaise.

NN

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