CAMEROUN: FÊTE NATIONALE ENTACHÉE DE SANG

Ce dimanche 20 mai 2018, le Cameroun a fêté la 46e édition de sa fête nationale qui est aussi appelée fête de l’unité. Cette année, l’évènement a été placé sous le signe de l’unité du pays qui depuis plusieurs mois fait face à des mouvements de séparatistes.

Environs 150 militaires nigérians ont fait le déplacement pour participer à la parade civile et militaire ayant lieu dans la matinée à la capitale Yaoundé. Ceci pour marquer la consolidation des liens entre les deux pays et le soutien du Nigéria pour l’unité du Cameroun. L’évènement a été présidé par le président Paul Biya.

Si dans la capitale l’évènement s’est déroulé dans la tranquillité, c’est loin d’être le cas dans certaines autres régions du pays, précisément dans les régions anglophones. Dans ces régions, plusieurs attaques ont eu lieu et au moins dix personnes ont perdu la vie. Malgré le dispositif sécuritaire mis en place pour prévenir ces divers troubles. Car depuis plusieurs semaines, les séparatistes avaient annoncé par les réseaux sociaux qu’ils troubleront la célébration de cette fête.

À Batibo, la célébration a été empêchée par des hommes armés. À Belo, un poste de contrôle de l’armée a été visé par une attaque. À Ekona, un policier a été tué. À Banguem, le maire et son adjoint ont été enlevés par des hommes armés.

Cette fête qui a eu lieu tous les 20 mai depuis 1972 marque la naissance de la république unie du Cameroun et la fin du système fédéraliste. Car le pays avait été divisé en 1922 en deux territoires, un territoire francophone et un territoire anglophone qui par la suite se divisa en deux partie dont une partie à rejoint le Nigéria et la seconde partie est restée au Cameroun.

Dah Minwicodji

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