BORLOO RECADRÉ PAR UNE ETUDIANTE AFRICAINE

Jean-Louis Borloo ancien ministre de l’écologie en France, était l’invité de l’émission Quotidien sur l’édition spécial Afrique ce vendredi 9 mars.

A l’ordre du jour, les problèmes d’électricité en Afrique. L’invité qui a quitté le monde de la politique depuis un certain temps est toujours resté engagé et partisan des actions en faveur du développement du continent qu’il affectionne tant selon ses dires. Il est donc sur le plateau face à des étudiants africains pour un échange qui s’avérera plutôt houleux…

En 2015, Borloo fait parler de lui, en se lançant corps et âme dans un projet qui se définit par la création d’une agence panafricaine pour l’électrification du continent. Cette initiative serait née selon lui d’une requête de certains chefs d’Etat africains avec qui il aurait des affinités et son engagement qu’il décrit comme uniquement animé de bons sentiments mais surtout d’une véritable volonté de vouloir aider, n’aurait pas de raison de susciter l’animosité des africains car comme il aime à le préciser ce projet se doit d’être panafricain donc dirigé par les africains eux-même.

Toutes ces belles déclarations remplies d’empathie, n’ont cependant pas eu l’effet escompté sur toute l’audience et plus précisément sur une des étudiantes présente sur le plateau face à Borloo qui ne manque pas l’occasion de lui exprimer son ressenti envers ce type d’initiative qu’elle juge encore et toujours de paternaliste venant de la France envers les pays africains.

« L’Afrique est en train de devenir une poule aux d’or… » Déclare la jeune étudiante à l’ancien ministre.

Extrait de l’échange entre Borloo et l’étudiante

L’Afrique ne souhaite plus d’intermédiaires

La situation chaotique dans de nombreux pays africains concernant l’électricité n’est pas ignorée, venir à bout de ces problématiques nécessite du travail et surtout de la volonté, le continent nourricier de la planète ne manque d’aucunes ressources pour améliorer cette situation, la prise de conscience de certains gouvernements mais aussi des populations quant à l’urgence à laquelle ils font face, est au centre de tous les débats. Toutes les civilisations ayant connu des changements, des nouveaux régimes ou même des révolutions ne se sont pas érigées en un jour, il faudra certes du temps pour élaborer des stratégies constructives et bénéfiques au développement de l’Afrique, encore faudrait-il laisser ces nations souveraines trouver les moyens et les méthodes efficaces pour venir à bout de ces défis par eux-même.

Cette mission d’électrifier le continent africain que s’est donc donné Jean-Louis Borloo aussi noble qu’elle puisse être ne fait pas l’unanimité car une fois de plus la question redondante concernant les rapports franco-africains se répète : De quoi la France se mêle t-elle?

 

Mrs Prue

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