LES VIOLENCES POLICIÈRES EN FRANCE AU CINÉMA

L’année 2017 en France a été émaillée des bavures et des violences policières. La mort d’Adama Traoré après une interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), l’affaire Théo à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ou encore le décès de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), les confrontations mortelles entre les jeunes et les forces de l’ordre.

Interpellée par le Haut commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, la France s’en était défendu, chiffres à l’appui, essayant de prouver que l’institution judiciaire, par la voie des parquets, enregistre chaque année un peu moins de 500 signalements dans des affaires de violence par personne dépositaire de l’autorité publique.

Ce qui est peu est très peu pour les observateurs et les membres de la société civile française qui ne ménagent aucune idée pour dénoncer un phénomène qui va grandissant dans les quartiers de ce pays, qui aime à se proclamer, berceau des Droits de l’homme.

Choqué par ces incidents, et soucieux de contribuer à y remédier par une forte sensibilisation, Djigui Diarra, le réalisateur de Grigny, a choisi d’aborder la thématique des relations souvent très tendues entre les jeunes et la police dans les quartiers de la France, et ce, à la faveur d’un court-métrage qui sera projeté à Paris et à Grigny avant la fin de l’année, le réalisateur de 26 ans utilise un décor qu’il connaît bien : la cité de la Grande Borne, où il vit toujours, mais aussi les villes voisines de Viry-Châtillon et Ris-Orangis.

Bien que ce soit une fiction, Djigui Diarra dit s’être inspiré de faits réels, de choses qu’il a vécues, de rencontres qu’il a faites. Baptisé « Malgré Eux », ce film dont le tournage a été bouclé il y a deux jours, aborde la question des bavures policières en France.

« Malgré Eux » de Djigui Diarra va rejoindre « Les Misérables », un court-métrage du même genre tourné par Ladj Ly.

NegroNews

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