AVRIL 1994 : HISTOIRE TRAGIQUE AU RWANDA

Chaque année au Rwanda au mois d’avril, le Rwanda, se rappelle des victimes tués en 1994. Un  climat de tristesse s’abat sur le pays entier, calme absolu et une marche pour démontrer l’unité du peuple, qui 24 ans en arrière a vécu une histoire trop tragique.

Rappel des faits 

Le 6 avril 1994, les Présidents Juvénal Habyarimana (Rwanda) et Cyprien Ntaryamira (Burundi) sont assassinés au cours d’un attentat mystère qui déclenchera le génocide rwandais.
Le Falcon 50 de la Présidence du Rwanda était abattu ce jour-là, à son atterrissage à l’aéroport de Kanombe (Kigali). À son bord, le Président Juvénal Habyarimana (République du Rwanda), le Président Cyprien Ntaryamira (République du Burundi), leurs délégations respectives ainsi que l’équipage français.
Dans l’heure qui suivait, les tueries commençaient : d’abord, des hommes politiques modérés hutus, des opposants, des journalistes. Puis de simples citoyens, majoritairement tutsis, femmes et hommes, vieillards et nourrissons.

Déclenchement du génocide  au Rwanda.
C’était au lendemain de l’attendant contre le Falcon 50 du Président Habyarimana, le 07 avril 2018. La vacance du pouvoir ainsi créée permit au colonel Bagosora de se révéler rapidement comme étant l’homme fort du régime et de créer un gouvernement intérimaire sous sa houlette. C’est alors que la garde présidentielle et les milices Interahamwe entrèrent en action dans Kigali et dans certaines régions du Rwanda, notamment celles du Nord-Ouest. Ils assassinèrent, sans relâche, des Tutsis et des responsables Hutus modérés, dont le Premier ministre Agathe Uwilingiyimana et 10 Para-Commandos belges chargés de sa sécurité.
Les ordres étaient transmis par la Radio-Télévision Libre des Mille Collines qui encourageait et guidait, jour après jour, le génocide, dénonçant les Tutsis encore vivants. Des barrières étaient montées sur toutes les routes du Rwanda pour arrêter les fuyards qui étaient massacrés sur place et les maisons des Tutsis étaient systématiquement visitées par les miliciens pour sortir ceux qui s’y cachaient et les massacrer. D’une durée de 100 jours, ce fut le génocide le plus rapide de l’Histoire et celui de plus grande ampleur quant au nombre de morts par jour. L’ONU estime qu’environ 800.000 rwandais, à majorité Tutsis, avaient perdu la vie durant les trois mois de génocide.

En moins de trois mois, le 3e génocide du Siècle a fait près de 1 million de victimes, dans un pays où la population était alors estimée à un peu plus de 7 millions de personnes.

 Le président rwandais Paul Kagame, arrivé au pouvoir après le génocide, accuse les autorités françaises d’avoir soutenu le pouvoir hutu et d’avoir été un acteur des tueries. Paris a toujours catégoriquement démenti toute implication dans les massacres. En 2010, le président français Nicolas Sarkozy a reconnu lors d’un déplacement à Kigali de « graves erreurs d’appréciation » de Paris, qui a soutenu jusqu’au bout le régime Hutu de Juvénal Habyarimana, et une « forme d’aveuglement », sans toutefois présenter d’excuses.
Aujourd’hui le Rwanda n’oublie pas cette sombre histoire, mais avance main en main, et combat toute sorte de haine en mettant en avant les valeurs positives de chacun pour le bien commun.

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