TANZANIE : UNE NOUVELLE TAXE SUR LES PERRUQUES

Philip Mpango, le ministre des Finances du pays, a annoncé cette semaine une hausse des impôts. Le gouvernement tanzanien va mettre en place une nouvelle taxe sur les perruques et les extensions.
Le ministre tanzanien des Finances vient de déclarer le montant de ces taxes. 25% sur toutes les perruques et extensions de cheveux importées et une taxe de 10% sur celles fabriquées dans le pays dans le but de générer plus de revenus. Ces mesures devraient entrer en vigueur dès le mois prochain. Le pays a bien choisi son secteur, car dans le domaine des perruques et extensions, la demande ne diminue jamais. Dans toute l’Afrique de l’EST, les femmes et les jeunes filles ne peuvent se passer de ces produits. Selon Euromonitor International, les femmes africaines dépenseraient environ 6 milliards de dollars par an en cheveux secs (tissages, perruques et extensions). Une perruque peut coûter actuellement jusqu’à 130 dollars.
Vu les prix très élevés de ces produits, la Tanzanie va pouvoir récolter une somme conséquente sur ces taxes. Mais où vont ces sommes ? et pourquoi cette taxe soudaine ? Les autorités indiquent que cette mesure devrait permettre au gouvernement de mobiliser les ressources nécessaires pour financer son budget de l’exercice fiscal 2019/2020. La classe politique a salué l’introduction de ces nouvelles taxes, mais forcément une augmentation de ce genre ne pouvait pas plaire à tout le monde. « C’est comme s’ils nous punissaient parce que les femmes aiment les cheveux et qu’on aime bien paraître » a indiqué une consommatrice anonyme. Les femmes qui consomment voient ça comme une punition, comme un profit du gouvernement, mais elles n’ont d’autres choix que d’accepter.
En plus des perruques et des extensions, le chocolat et les biscuits connaîtront une hausse des impôts en passant de 25% à 35%.

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