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LA CÔTE D’IVOIRE ET LE GHANA SUSPENDENT LEURS VENTES DE CACAO

C’est après deux jours de réunion entre les producteurs, les négociants, et les responsables politiques, que les deux pays prirent cette décision. La Côte d’Ivoire et le Ghana ont fixé le minimum d’achat à 2600 dollars la tonne sinon ils ne vendent pas.
 
« Ce qu’il s’est passé ces deux jours est historique », salut le directeur général du « Ghana cocoa Board », Joseph Boahen Aidoo. « Depuis des années, ce sont les acheteurs qui ont déterminé les prix ». Pour essayer d’inverser la tendance, précise-t-il, « la Côte d’Ivoire et le Ghana ont suspendu la vente des récoltes de 2020/2021 jusqu’à nouvel ordre pour préparer la mise en place de ce prix minimum ». Les deux pays d’Afrique représentent 70% de la production mondiale de cacao. Alors quand les deux géants du chocolat décident de suspendre les récoltes de 2020/2021, c’est le monde qui est impacté. La raison est simple, les producteurs aimeraient fixer leurs propres prix.
« Le président Houphouët a dit que le succès de ce pays repose sur l’agriculture. Mais les producteurs de cacao, ce sont les plus pauvres de la Côte d’Ivoire. Ils sont oubliés complètement », affirme Ahouman Yao, 75 ans dont 60 dans les champs. Le marché du chocolat rapporte chaque année 100 milliards de dollars, mais les agriculteurs perçoivent seulement 6 milliards. Un déséquilibre alors anormal.
« Quand les prix montent, au moins les conditions de vie s’améliorent », fait savoir Umar Abubakar, le secrétaire général du syndicat des producteurs de café et cacao. Cette augmentation du prix de « l’or brun » est donc pour mieux récompenser les producteurs qui ne touchent qu’une infime partie des revenus, alors qu’ils s’occupent des taxes de sortie, de l’achat des sacs, des engrais, du coût du transport, de la main d’œuvre, etc.
Le 3 juillet prochain, Abidjan accueillera une réunion des acteurs des filières cacao ivoirienne et ghanéenne afin de discuter des modalités de la mise en place d’un prix plancher. Une situation qui doit être réglée au plus vite puisque la Côte d’Ivoire et le Ghana seront tous les deux en période d’élections en 2020.

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