L’HISTOIRE ENGAGÉE DU PÈRE D’AUDREY PULVAR

Le saviez-vous ? La journaliste Audrey Pulvar est la fille de Marc Pulvar, un grand militant martiniquais qui était très connu pour son engagement dans la cause des travailleurs et pour la Martinique. Il était dévoué dans son combat allant même jusqu’à l’affrontement avec des milices patronales et était intraitable avec les patrons, en particulier Békés.

Né le 25 avril 1936 en Martinique,  Marc Pulvar était l’un des fondateurs et le secrétaire général de la centrale syndicale des travailleurs martiniquais (CSTM), premier syndicat indépendant des organisations françaises, créé en 1974 à la suite de la répression de la grève du Chalvet.

Avant de se lancer dans la politique, il a enseigné dans l’école privée qu’il a créée avec Edouard Glissant, l’IME (Institut Martiniquais d’Études). Mais très rapidement, la défense des travailleurs empiète sur son activité professionnelle et il devient une figure dans les années 1977-2000 du combat contre l’injustice sociale régnant en Martinique.

Marc Pulvar était également membre de l’organisation de la jeunesse anticolonialiste de la Martinique, et signataire du manifeste La Martinique aux Martiniquais, ce qui lui a valu d’être inquiété une première fois par les autorités. Il a longtemps était la cible des autorités et des patrons, mais il était aussi reconnu pour sa spécialité dans la défense des travailleurs aux prud’hommes (y compris du patronat). Le droit du travail n’avait aucun secret pour lui, ce qui lui a valu de gagner environ 500 procès.

Papa Pulvar était un homme de terrain qui n’avait pas froid aux yeux. Il n’hésitait pas à être au premier rang dans les grèves lorsqu’il fallait parfois affronter les policiers ou les gardes mobiles. Un jour, il s’est retrouvé coincé entre quatre containers sur le port de Fort-de-France où une bande de « dogs », payés par les Békés, tentèrent de le tuer. Pendant très longtemps, il était l’homme à abattre. Étant donné qu’il était difficile de l’atteindre directement, ses détracteurs l’accusèrent d’être un avocat marron et de recevoir des rémunérations occultes des mains de ceux qu’il défendait aux Prud’hommes.

Marc Pulvar décédera, à la suite d’un cancer dans la nuit du dimanche 3 février 2008 au CHU de la Meynard en Martinique à l’âge de 72 ans.

Son courage, son engagement et sa dignité restent dans tous les esprits des Martiniquais.

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