LA TANZANIE LICENCIE 10 000 FONCTIONNAIRES

Dans sa cabale contre la corruption et la mauvaise gouvernance au sein de l’administration tanzanienne. Le président John Magufuli vient encore de marquer les esprits en décidant de congédier près de 10.000 fonctionnaires détenteurs de faux diplômes. Certains d’entre eux sont accusés d’avoir falsifié des certificats d’examen alors que d’autres auraient présenté des certificats de proches comme étant les leurs.

C’est au total 9.932 employés par l’administration et les services publics du pays recrutés sur la base de faux diplômes qui ont été découverts à la suite de l’enquête lancée par le gouvernement en octobre 2015. « Ces personnes occupaient des postes gouvernementaux, mais n’avaient pas de qualifications. Ils nous ont volé comme d’autres criminels » a souligné le chef d’Etat tanzanien dans des propos rapportés par les journaux locaux et relayée par la presse africaine qui fait régulièrement cas des opérations coups de point ainsi que du style assez inédit de John Magufuli.
Après réception du rapport final aujourd’hui, M. Magufuli a déclaré que les fonctionnaires cités devaient démissionner ou seraient poursuivis pour des faits passibles d’un maximum de sept ans de prison. Les démissionnaires seront remplacés aussitôt que possible par des « personnes qualifiées », a-t-il ajouté, tout en appelant les médias locaux à diffuser la liste des fonctionnaires incriminés.

       Pour Benson Bara, partisan du président et conférencier en sciences politiques à l’université de Dar es Salaam, l’intervention du président était nécessaire. « Les gens sont inquiets parce que nous avons fait face à un phénomène de président fantôme dans ce pays. Que le président renvoie près de 10 000 personnes, je pense que c’est pour les meilleurs intérêts du pays. En fait, il n’y a pas de polémique. Faire le ménage dans le service public était nécessaire, et c’est ce que le président a fait », se réjouit-il.
Depuis son élection en novembre, John Magufuli a pris une série de mesures-chocs. Surnommé « tingatinga » (« bulldozer » en swahili), il s’est illustré dès le début de son mandat par une politique anticorruption et antifraude fiscale.
NegroNews

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