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UN GÉRANT DE SALON DE COIFFURE AFRO CONDAMNÉ POUR « TRAITE D’ÊTRES HUMAINS »

Jeudi 8 février 2018, le gérant du salon de coiffure du 10e arrondissement parisien a été condamné à de la prison ferme pour « traite des êtres humains » par le tribunal correctionnel de Paris.

Mohamed Bamba avait déposé le bilan après la longue grève de ses salariés en mai 2014, qui dénonçaient leur situation de travail et des paies non versées. Il était ciblé par une plainte des ex-employés du salon de coiffure pour « traite d’êtres humains », « travail dissimulé » et « faillite frauduleuse ». Travail dissimulé, paies misérables versées en retard, hygiène du salon désastreuse : les 18 employés du salon afro travaillaient dans des conditions déplorables.

A l’issue du procès qui opposait Mohamed Bamba à la CGT et les ex-employés du salon, une peine de deux ans de prison, dont un an ferme, a été requise contre le gérant. De plus, Mohamed Bamba devra verser 1500 euros de dommages et intérêts à chacune des 19 parties civiles, la CGT et les 18 employés. Par ailleurs, il devra payer plusieurs milliers d’euros d’amendes pour des infractions relatives aux conditions de travail et de sécurité.

Il a également l’interdiction de fréquenter le 10e arrondissement de la capitale pendant trois ans et l’interdiction définitive de gérer un établissement. « D’habitude, la condamnation pour ‘traite d’êtres humains’ est liée à du proxénétisme ou à de l’esclavage domestique. A ma connaissance, c’est la première fois que le tribunal reconnaît dans un contexte de travail collectif au sein d’une entreprise que des salariés ont été soumis à une traite d’êtres humains », a réagi Maxime Cessieux, l’avocat de la CGT et des employés.

Après 4 ans de bataille dont 10 mois de grève, c’est une immense victoire pour ces 18 salariés.

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