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GABON : LE PLAN D’AIDE DE LA CAISTAB À LA FILIÈRE CACAO

Le travail de la terre n’est pas la première option vers laquelle se tournerait un jeune gabonais encore aujourd’hui, même si le président Ali Bongo tente tant bien que mal de le valoriser. Des concours, ont pourtant été mis en place pour encourager l’initiative agricole. Mais la nouvelle génération est davantage tournée vers le numérique et les carrières administratives. Aujourd’hui pourtant, la CAISTAB n’en démord pas et lance un appel aux jeunes pour les inviter à prendre le relais dans l’industrie du cacao.

UN JUSTE RETOUR À LA TERRE S’IMPOSE
En 2014, la catégorie Espoir du Grand Prix de l’Excellence récompensait Joanna Boussamba Rivalta, pour son projet qui consistait en la culture et la commercialisation des bananes. Deux ans plus tard, en juin 2016, la jeune femme a lancé Joy’s Farm, et assurait déjà du lancement de la culture de plusieurs milliers de pieds de bananes. Joanna Boussamba portait alors le flambeau de cette jeunesse qui croit en la richesse du sol gabonais. Aujourd’hui c’est la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB) qui choisit de valoriser la filière du cacao par un Plan d’Aide à la Récolte (PAR). Si le cacao n’est pas pour le Gabon, ce qu’il est pour la Cote d’Ivoire, il n’en demeure pas moins que l’institution ait acheté aux seuls producteurs locaux 57 tonnes de fèves de cacao et 56 tonnes de café. Des chiffres non négligeables, quand on sait que la culture du Cacao se concentre essentiellement dans le Nord du pays.

CONCRÈTEMENT, LE PLAN D’AIDE À LA RÉCOLTE, QU’EST-CE DONC ?
Le (PAR), disons-le est d’abord un coup de main que la CAISTAB veut apporter aux planteurs de cacao, principalement ceux qui sont âgés et/ou en situation d’incapacité. Loin de les discriminer, le PAR vise à fournir aux planteurs la force et le dynamisme des jeunes qui auront été formés et équipés au préalable. À cet effet, ce sont 42 jeunes qui ont d’ores et déjà été retenus pour initier la phase d’expérimentation de ce projet, qui se fera en deux étapes. Dans un premier temps, il sera question pendant deux mois, à partir de la mi-juillet 2017, de mener un projet pilote dans les quatre principales zones de production de cacao, que sont Mitzic, Oyem, Bitam et Minvoul, pour expérimentation. La seconde phase quant à elle, permettra l’application du PAR sur les autres provinces du pays, jusque-là peu engagées dans la culture du cacao. De façon globale si ce plan veut apporter une aide à ces planteurs parfois démunis, permettre une meilleure appréciation de la qualité du cacao gabonais et dynamiser la filière de la culture du cacao, pour la CAISTAB qui finance le projet, il est d’abord question d’ « organiser la transmission, le passage de témoin, entre l’ancienne et la nouvelle génération d’opérateurs, les uns apportant leur expérience et leur savoir-faire, les autres leur énergie et leur enthousiasme», précisera son directeur général Ismaël Ondias Souna.

SUR LE LONG TERME ?
La vision de la CAISTAb est simple. Faire évoluer les achats de cacao de 50 %, en les portant à 100 tonnes par an dans le Woleu Ntem, et 130 tonnes par an dans l’ensemble du pays. Le sol gabonais est si riche qu’il serait mal placé de ne pas en profiter.

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