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FRANCE / AFRIQUE DU SUD : LA FRANCE PRISE LA MAIN DANS LE SAC

Dans un livre de 600 pages intitulé « Apartheid, guns and money » qui relate les événements au moment de l’Apartheid, l’ONG Sud-Africaine Open Secrets dirigée par Hennie van Vuuren sur la base de milliers de documents déclassifiés dans son pays, a apporté la preuve de ce que la France a exporté des armes à l’Afrique du Sud malgré l’embargo qui frappait ce pays à l’époque de l’apartheid.

Le chien ne change jamais sa manière de s’assoir, dit un proverbe Africain. Pour traduire en d’autres mots, la pensée d’une opinion Africaine majoritaire, selon laquelle la France ne changera jamais ses pratiques sur le continent Noir. Après les génocides Rwandais, Burundais et Biafrais orchestrés par le pays qui se dit pays de libertés et de lumières, après ses nombreux crimes que personne n’ignore en Afrique notamment dans son pré-carré, cette nouvelle révélation vient prouver le statut de hors-la-loi de la France, aux yeux du droit international, si droit international il y en a.

Malgré l’embargo qui frappait l’Afrique du sud, la France usera des méthodes mafieuses pour livrer des armes au régime de l’apartheid. « Nous avons trouvé un nombre phénoménal de documents dans différents fonds d’archives faisant état de relations soutenues entre, d’une part, le gouvernement français, des entreprises françaises – industriels de l’armement –, les services secrets français et, d’autre part, Armscor, la société responsable des programmes d’armement sud-africain », affirme Hennie van Vuuren, directeur de l’ONG.

D’après lui, « le bureau d’Armscor à l’ambassade d’Afrique du Sud, à Paris, a joué un rôle de tout premier plan à partir des années 1970, lorsque l’embargo sur les armes décidé par les Nations unies devient contraignant (à cause de l’apartheid, des guerres en Afrique australe et de l’assassinat de Steve Biko). Au même moment, le dernier étage de l’ambassade de l’Afrique du Sud, en bord de Seine, accueille une trentaine de responsables d’Armscor. Pendant une quinzaine d’années, ils achèteront et vendront des armes en France ».

Toujours selon cette ONG, d’autres pays Africains seront utilisés comme tremplin pour parvenir à leurs fins inavouées « Un des pays auxquels on fait appel, a constaté Open Secrets, est le Zaïre, aujourd’hui la République démocratique du Congo. A partir du début des années 1980, le renseignement militaire sud-africain est en étroite relation avec Mobutu Sese Seko. Il signe de faux certificats d’utilisation finale indiquant que le Zaïre a importé des armes qui sont, en réalité, destinées à Pretoria ».

Outre la France en tête, d’autres pays ne sont pas en reste et c’est le cas de la Chine. « Même la Chine communiste, un pays ennemi de l’Afrique du Sud, vend des armes à Pretoria via une entreprise d’État, Norinco. Des bateaux traversent la Méditerranée et longent la côte ouest de l’Afrique avant de parvenir à Malindi, au Congo. Les armes, une fois débarquées, sont mises dans des caisses indiquant qu’il s’agit de café, de bicyclettes ou de socs de charrue. » Elles repartent ensuite, « en direction des ports sud-africains de Durban ou du Cap »

En attendant de voir la suite qui sera donnée à cette affaire, une certaine opinion panafricaine qui estime que la domination de la France n’a que trop duré, nourrit l’espoir de voir les autorités Sud-africaines se saisir de ce dossier et le porter auprès des juridictions internationales, même au gré des protecteurs de la France couronnés par l’ONU.

Negronews

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