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[CULTURE] ESCLAVAGE : LA MÉTHODE DE TORTURE DU JET D’EAU

Aux États-Unis, la torture du jet d’eau a d’abord servi à terroriser les esclaves au cours du 19e siècle. Cette méthode a perduré jusqu’au 20e siècle comme une sanction routinière pour punir les ouvriers afro-américains dans le Sud.

Les esclaves considérés comme trop petits ou faibles n’auraient pas supporté le fouet alors certains propriétaires d’esclaves optaient pour le châtiment du jet d’eau.

La première référence qui existe à ce propos, apparaît dans un verset satirique tournant en dérision, James Caller, un politicien dans le Mississippi. Se croyant encerclé par des guerriers indiens, Caller promet à Dieu que, s’il est épargné, il ne va plus maltraiter ou faire mourir de faim ses esclaves : « Je ne vais plus raser leurs têtes pour les petits délits/Je ne vais plus jeter de l’eau sur eux jusqu’à ce qu’ils soient privés de leurs sens ».

L’auteur ajoute que cette torture avec le jet d’eau était « un méthode de sanction adopté par Caller, pour ses esclaves de petite taille, pour les petites infractions commises où il y avait au moins un témoin oculaire. »

On apprend également dans le livre « Slavery by Another Name : the re-enslavement of black americans from the Civil War to World War II » de Douglas. A Blackmon que certains propriétaires d’esclaves dans les champs du Sud privilégiaient cette méthode de torture car les victimes se remettaient plus rapidement de leurs souffrances et pouvaient donc retourner plus rapidement travailler qu’après avoir subi des coups de fouet.

L’auteur du livre décrit : « l’eau était versée sur leur tête, sur la lèvre supérieure et stoppait efficacement leur respiration aussi longtemps qu’elle était régulière. »

Dan McKanan précise dans son livre « Identifying the image of God : Radical Christians and NonViolent Power in the Antebellum United States » que l’esclave était attaché à une cuvette et forcé de pomper l’eau régulièrement pendant 24 heures pour éviter la noyade. Ce mode de sanction décrit comme un « meurtre temporaire » laissait pourtant l’esclave en vie et capable de retourner travailler dans un jour ou deux.

NegroNews

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