CES MULTINATIONALES QUI CONTROLENT LA CENTRAFRIQUE

CES MULTINATIONALES QUI CONTROLENT LA CENTRAFRIQUE

L’implantation de géants industriels tels que TOTAL et d’autres confirme la domination des
pays étrangers en République Centrafricaine (RCA). Le continent africain représente un
tiers des activités de TOTAL. Depuis 2000, TOTAL est installé en Centrafrique. Numéro un
en Afrique, Total ainsi que d’autres multinationales accroissent sa puissance au détriment
des entreprises locales et de la population.

 

Un contrôle « total »

La République Centrafricaine : cible des entreprises internationales en terme de pétrole
La multinationale TOTAL est active dans plus de 130 pays. Sa domination est loin de se plier aux
règles de droit et au bien commun. Surfant sur les failles juridiques, le manque de fermeté des
Etats très loin de respecter les normes en vigueur, TOTAL se base sur la loi de la mondialisation
pour faire plier les gouvernements où elle s’impose. La loi du marché ainsi que la loi du commerce
priment et favorisent ses affaires. TOTAL est engagé dans la vente de produits pétroliers et
possède environ dix stations service en RCA.

La République Centrafricaine est un enjeu stratégique à cause de son sous-sol composé de riches ressources en diamant, en pierres précieuses et surtout en pétrole qui suscitent la convoitise des grands groupes internationaux tels que SODISCA, SUNU, ORANGE, TIMBERLAND, SBCA, AHS et ALLIANZ. Ce sont des sociétés étrangères spécialisées dans le commerce, la gestion financière, la téléphonie, l’exploitation forestière ou l’assistance en escales aéroportuaires qui exercent un contrôle dans les marchés en RCA.
Cependant la présence de ces sociétés en Afrique est loin d’améliorer le sort de l’économie
globale du pays et celui des habitants. « De quoi Total est-elle la somme » est un livre d’Alain
Deneault qui résume selon lui : « comment l’état du droit et la complicité des États ont permis à
une firme, légalement, de comploter sur la fixation des cours du pétrole ou le partage des
marchés, de coloniser l’Afrique à des fins d’exploitation, de collaborer avec des régimes politiques
officiellement racistes, de corrompre des dictateurs et des représentants politiques, de conquérir
des territoires à la faveur d’interventions militaires, de délocaliser des actifs dans des paradis
fiscaux ainsi que des infrastructures dans des zones franches. » Les multinationales exercent un
pouvoir pervers sur plusieurs pays au point d’imposer leurs réglementations au profit
d’investissements néfastes pour les pays visés. Des risques de pollution importante ont des
conséquences sur les populations sur place.
Malgré cela, TOTAL continue et gère majoritairement le marché pétrolier sans contrainte. Depuis
2011, « les importations de combustibles sont montées à 18,7 milliards de FCFA (28,6 millions
d’euros). » Les stations services sont principalement alimentées par deux sociétés: Total-
Centrafrique et Trading d’exportation de pétrole brut et de produits pétroliers (TRADEX) et SARPD
Oil. La RCA est en proie à une guerre d’intérêts pour le contrôle du pétrole. Si les compagnies
étrangères parviennent à revendiquer leurs parts dans cette guerre pétrolière, qu’en est-il des
populations locales ? Malheureusement, elles sont loin de profiter des richesses de leur pays.

Sephora Lukoki Kapinga

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