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AFFAIRE BOLLORÉ : LE TOGO PRÊT À COOPÉRER AVEC LA JUSTICE FRANÇAISE

AFFAIRE BOLLORÉ : LE TOGO PRÊT À COOPÉRER AVEC LA JUSTICE FRANÇAISE

Par l’entremise de Gilbert Bawara, ministre en charge de la Fonction Publique, le Togo s’est enfin prononcé sur le dossier Bolloré, dans lequel l’homme d’affaires français est soupçonné de corruption au Togo et en Guinée. Le gouvernement de Faure Gnassingbé a annoncé ce vendredi être prêt à coopérer avec la justice française.

L’affaire Bolloré continue de défrayer la chronique française et africaine. Critiqué par l’opposition depuis l’annonce de la mise en examen de Vincent Bolloré, le gouvernement togolais, qui « ne se sent pas concerné » par les soupçons de corruption qui pèsent sur le milliardaire français au sujet de concessions portuaires obtenues en Afrique, s’est enfin décidé à sortir du silence. À Lomé, la capitale togolaise, le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara, a rassuré de la disponibilité de son Etat à coopérer avec la justice française en vue de la manifestation de la vérité dans ce dossier où le Président Directeur Général du groupe Bolloré se retrouve mis en examen.

Au micro de la radio Victoire FM, une radio locale, il a dit : « Un opérateur économique français est poursuivi par la justice de son pays. Nous respectons la justice française, nous sommes attachés à la présomption d’innocence. L’Etat togolais n’a aucun élément fiable du dossier qui est en cours en France ». Il poursuit : « Nous n’avons pas à prendre un engagement particulier, nous n’avons pas à donner une assurance quelconque parce que nous ne nous sentons pas concernés. Mais si dans la poursuite de la procédure judiciaire l’Etat togolais était requis pour fournir une information ou quelques éléments que ce soit, soyez rassurés, nous le ferons volontiers, sans aucun problème ».

Pour finir le ministre a déclaré qu’il était « ridicule, et même scandaleux, voire même un peu condescendant d’imaginer qu'(…) une agence de communication pourrait avoir une influence quelconque sur une élection présidentielle dans un État africain ».

Vincent Bolloré a été mis en examen fin avril au terme de près de deux jours de garde à vue. Il est soupçonné de corruption d’agent public étranger, complicité d’abus de confiance et complicité de faux, mais n’a pas été placé sous contrôle judiciaire.

Les juges soupçonnent le groupe Bolloré d’avoir sous-évalué le coût des activités de conseil politique de sa filiale Havas pour Faure Gnassingbé, le chef d’État togolais, et Alpha Condé, son homologue guinéen, afin de décrocher la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics. Le groupe, quant à lui, dément toute irrégularité.

Le président guinéen, Alpha Condé, a annoncé, ce vendredi 4 mai, qu’il allait déposer une plainte devant la justice française pour des allégations de corruption dans l’enquête sur les activités en Afrique du groupe Bolloré. « Je vais porter plainte pour dénonciation calomnieuse. On a tous les éléments qui prouvent que moi, je n’ai fait que défendre les intérêts de la Guinée » a rapporté Reuters.

DUNAMIS ADJIGO

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