LE TOP CINQ DES PAYS D’AFFAIRES AFRICAINS

Le magazine Forbes examine chaque année les meilleurs pays d’affaires, indiquant ainsi les pays dans lesquels le climat des affaires est le meilleur et qui sont les plus hospitaliers pour investir. THE BEST COUNTRIES FOR BUSINESS, vient de dévoiler son classement 2019. En Afrique, cinq pays figurent en tête de liste sur ce classement, la première position revient à l’Île Maurice (39e mondial), s’en suit l’Afrique du Sud (59è), le Maroc (62è), les Seychelles (66è), et la Tunisie (82è).

La Banque africaine de développement (BAD) a dévoilé, l’édition 2018 de son rapport annuel phare intitulé Perspectives économiques en Afrique’’. L’occasion, pour l’institution de référence en matière de financement du développement en Afrique, de présenter des données tangibles sur les résultats et perspectives macroéconomiques à travers l’Afrique.

Zoom sur les perspectives ces cinq pays

En île Maurice, l’économie continue à se développer régulièrement, avec une croissance du PIB estimée à 4 % en 2017 contre 3,9 % en 2016. Les services y ont le plus contribué, notamment les secteurs des services financiers, du tourisme et des technologies de l’information et de la communication, avec respectivement 5,8 %, 5,5 % et 5,3 % en 2016. La croissance a été soutenue par l’augmentation de la consommation des ménages. L’investissement est toutefois resté relativement faible, tombant à 17 % du PIB en 2016, nettement moins que son récent sommet de 25 % en 2012. Les perspectives économiques sont positives à court terme. Les taux de croissance du PIB devraient augmenter à 4,2 % en 2018 et 4,3 % en 2019, en raison d’investissements plus importants, d’un développement du tourisme, et de l’augmentation de la demande extérieure attendue du renforcement de la croissance régionale et mondiale.

En Afrique du sud, Avec la chute des cours des quatre principales exportations du pays (charbon, platine, minerai de fer et or), la croissance économique a ralenti en 2012, sapée par des faiblesses structurelles intérieures et la maigre confiance des investisseurs. De 3,3 % du PIB en 2011, elle est descendue à 0,3 % en 2016. La croissance de la production des secteurs clés, notamment l’industrie manufacturière, est tombée de 3 % en 2011 à 0,7 % en 2016 et la contraction de celle de l’exploitation minière a augmenté de 0,7 % à 4,7 % durant la même période. Les perspectives de croissance économique restent modestes à moyen terme, avec une estimation à 0,9 % pour 2017, et des projections à 1,1 % en 2018 et 1,6 % en 2019.

Au Maroc, les perspectives de croissance pour 2018 et 2019 sont positives, compte tenu des réformes entreprises dans tous les pays d’Afrique du Nord. Elle estime que les prévisions de croissance pour la région demeurent favorables en comparaison des autres régions (sauf l’Afrique de l’Est), avec une projection de croissance moyenne de 5,0 % en 2018 et 4,6 % en 2019. Certains secteurs dont notamment le tourisme ont apporté une bouffée d’oxygène nécessaire pour relancer les économies en berne. En Tunisie, la fréquentation touristique a augmenté de 32 % en 2017, souligne le rapport.

Aux Seychelles, la performance économique globale a été remarquable, surtout au cours de la dernière décennie, malgré quelques revers. En 2016, la croissance du PIB réel (5,9 %) était principalement tirée par le tourisme et la pêche. Ces secteurs ont également contribué de façon importante aux recettes en devises, à l’emploi et à la croissance des secteurs auxiliaires. Les perspectives de croissance sont favorables à moyen terme. La croissance du PIB est estimée à 4 % en 2017 et projetée à 3,4 % en 2018, avec une augmentation continue du PIB réel par habitant ; les secteurs traditionnels du tourisme et de la pêche devraient rester les principaux moteurs de la croissance. En 2016, l’inflation était de 1 %, grâce aux prix plus bas que prévu du pétrole et d’autres importations, ainsi qu’au resserrement de la politique monétaire.

En Tunisie, après deux années de stagnation en 2015 et 2016, à 1 %, la croissance devrait rebondir à 2,2 % en 2017, notamment grâce à sa bonne performance au troisième trimestre 2017 (1,9 % en glissement annuel). Sous réserve d’une accélération des réformes structurelles, d’une montée en puissance de l’appareil industriel pour répondre à la demande extérieure, et de l’atténuation du caractère cyclique de la croissance du secteur agricole, le PIB pourrait croître au taux de 2,8 % en 2018 et 3,5 % en 2019. L’atteinte de ces taux sera toutefois conditionnée par la capacité du pays à conforter et poursuivre la croissance de son secteur réel amorcée en 2017, notamment de l’industrie manufacturière et non-manufacturière (phosphate, pétrole et gaz) ainsi que des services marchands.

Ce classement évalue 161 pays en se basant sur 15 éléments qui composent les critères de ce classement : le droit de propriété, l’innovation, les taxes, la corruption, la liberté (personnelle, économique et monétaire), la bureaucratie et la protection des investisseurs, la disponibilité de la main-d’œuvre, les infrastructures, la taille du marché et la qualité de vie… La majorité des pays africains figurent cependant en bas du tableau. Sur les dix pires pays pour faire des affaires dans le monde, sept sont situés en Afrique. À l’échelle mondiale, le Royaume-Uni occupe la première marche du podium, devant la Suède, Hong Kong, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Danemark, Singapour, l’Australie et la Suisse. Les Etats-Unis occupent le 17è rang tandis que la Chine arrive à la 49è position.

KHOUDIA GAYE

Image d’illustration : Beeso

Source :

Agenceecofin

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