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NAOMI OSAKA : SON PÈRE L’A ENSEIGNÉE À JOUER COMME SERENA

À seulement 21 ans, Naomi Osaka remportait le samedi 26 janvier son deuxième titre d’affilée en Grand Chelem à l’Open d’Australie. Un succès qu’elle doit principalement à son père, Leonard François. Ce dernier a en effet confié avoir enseigné à ses deux filles à jouer au tennis en s’inspirant de l’exemple de Richard Williams qui s’est personnellement chargé d’entraîner ses filles, Serena et Venus jusqu’à en faire de vraies championnes.

L’exemple du père des sœurs Williams

Dans un portrait de la tenniswoman publié dans le New York Times, François, son père, explique qu’il a décidé de faire jouer ses deux filles au tennis après avoir regardé les sœurs Williams se produire en 1999 ; Naomi et Mari Osaka n’étaient que des gamines à l’époque.

Dans le même article, François a expliqué qu’il avait regardé une retransmission du match de Vénus et Serena (alors âgées respectivement de 18 et 17 ans, à l’Open français, et qu’il était fasciné d’apprendre que leur père et entraîneur, Richard Williams, n’avait jamais joué au tennis.

François prit alors le plan d’entraînement de Williams et commença à l’appliquer à ses propres filles. Il a confié à la rédaction du New York Times : « Le plan était déjà là. Je devais juste le suivre ».

La méthode de François

François imitait Williams en apprenant à ses filles à jouer au tennis sur des courts en terre battue, à la manière des sœurs Williams. Il a également déménagé sa famille en Floride et fait l’école à la maison avec ses filles, comme l’a fait Williams.

Osaka est désormais considérée comme l’une des étoiles montantes de l’univers du tennis féminin. Et elle le doit à son père d’origine haïtienne qu’elle ne cesse de présenter comme « l’influence la plus positive dans [sa] vie ».

Selon le New York Times, le plan d’entraînement de François pour ses filles comprenait des livres d’instruction, des DVD et le fait que ses deux filles frappent des milliers de balles chaque jour. Au début de son entraînement, Naomi Osaka a déclaré au New York Times : « Je ne me souviens pas d’avoir aimé frapper la balle. La chose principale était que je voulais battre ma sœur. Pour elle, ce n’était pas une compétition, mais pour moi, chaque jour était une compétition. Chaque jour, je dirais : « Je vais te battre demain ».

« N° 1 des filles dans le monde »

Le plan d’entraînement de Richard Williams était extrêmement rigoureux. Dans une interview, il a révélé qu’il avait écrit un « manifeste » de 70 pages pour le programme de formation de ses filles avant même leur naissance. Il a déclaré à Canada AM de CTV : « Avant leur naissance, beaucoup de gens pensaient que j’étais fou parce que je me promenais avec un panneau sur lequel était inscrit : « Numéro 1 des filles dans le monde ». Mes attentes vis-à-vis de mes filles ont donc grandi et grandi ».

 

(Photo by Michael Dodge/Getty Images)

Et ses efforts produiront les résultats attenuds. En 2018, la carrière de sa fille prend un tournant remarquable. En quelques mois, elle parvient à battre plusieurs joueuses parmi les meilleures du monde, remporte le Master 1000 d’Indian Wells en mars, l’US Open en septembre, face à son idole de toujours, puis l’Open d’Australie le samedi 26 janvier.

Elle devient ainsi la plus jeune tenniswoman du top 20 et le premier athlète japonais – hommes et femmes confondus – à remporter un tournoi du Grand Chelem – et, à fortiori, deux d’affilée. Depuis le 28 janvier dernier, Naomi Osaka elle officiellement numéro un mondial… comme l’a toujours rêvé son cher père.

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