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[PEOPLE] STROMAE SE LANCE DANS LES POLOS ET LES CHAUSSETTES

  • Par 1oo312ksa
  • 6 Années
  • PEOPLE

Bruxelles, mercredi soir. On se bouscule dans la rue des Chartreux, la rue commerçante du très chic quartier Dansaert. Sur le devant et à l’intérieur de la boutique Hunting & Collecting de Niels Radtke, plusieurs dizaines de personnes trinquent. Parmi elles, Paul Van Haver, le jeune musicien belge, mieux connu sous son nom d’artiste, Stromae, et qui a connu, ces dernières années, une carrière fulgurante.

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Mosaert, une anagramme de Stromae

Détendu, cigarette et verre de bière Volga à la main. En compagnie de son fidèle entourage:« La clique« , comme il l’appelle lui-même. On y trouve entre autres son manager et ami Dimitri Borrey, son amie et styliste Coralie Barbier, son jeune frère Luc Junior Tam, et son producteur Thomas Van Cottom.

Ils forment ensemble le collectif créatif Mosaert — une anagramme de Stromae — et ont lancé une ligne — limitée — de vêtements, disponibles dans deux boutiques: Hunting & Collecting à Bruxelles, et Colette à Paris. Des polos et des chaussettes arborant les célèbres imprimés, typiques de Stromae.

90 euros le polo

Ils ne sont pas donnés: 90 euros le polo, et 17 pour une paire de chaussettes. Mais la production est réalisée exclusivement en Europe, et même pour partie en Belgique. Stromae — connu pour son perfectionnisme, même en matière de vêtements — se trouvait mardi soir au centre de l’attention, même si les vêtements ne portent pas son nom, mais celui de sa petite entreprise, Mosaert.

Sur le site internet de Mosaert, on ne trouve même aucune référence directe à Stromae.

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« Il ne s’agit pas de business« 

« C’est de l’anti-merchandising, explique Stromae, en prenant un verre au comptoir devant le magasin. Ces vêtements ne seront pas mis en vente à mes concerts. Nous les gardons volontairement à une échelle limitée. Il ne s’agit pas de business, mais de la créativité de Mosaert. De l’artisanat. »

Même si, chez Stromae, rien n’est jamais laissé au hasard. C’est précisément pendant la semaine où le chanteur bruxellois se retrouve trois soirs de suite dans un Forest National hyper bondé qu’il sort les premières réalisations de ses rêves de mode. Tout ce qui touche à son image est bien réfléchi. À titre d’exemple, il a participé à un reportage photos, avec interview, pour le célèbre magazine de mode Vogue, bien avant de venir frapper à la porte de la presse belge pour sa ligne de vêtements.

Mais chez Stromae, cette démarche va bien plus loin que le simple opportunisme. Son excentricité vestimentaire fait partie de sa notoriété, même si les gens qui le connaissaient avant son premier hit « Alors on danse » (2010) racontent qu’il se promenait déjà dans Bruxelles avec son nœud papillon, son costume et ses mocassins. Et pendant les interviews, il laisse régulièrement échapper qu’il n’apprécie pas particulièrement les bonnets tricotés, portés par les jeunes d’aujourd’hui.

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La mode, prochaine étape logique pour un homme-orchestre créatif? Il relativise. « En réalité, je n’ai pas grand-chose à voir avec cette ligne de vêtements. C’est surtout Coralie qui s’est occupée de la conception et du suivi de la chaîne de fabrication. Chez Mosaert, nous réfléchissons à tout ce que nous faisons. J’avais beaucoup de mal à trouver mon goût quand j’allais faire du shopping. Coralie s’occupe de vêtements. Nous avons tous des idées créatives. C’est ainsi que c’est parti. Ne nous qualifiez pas de jeunes entrepreneurs. Car c’est faux. »

« Cette collaboration était inscrite dans les astres »

Chez Hunting & Collecting, la moitié des 96 polos avaient déjà trouvé acquéreur mercredi midi. Son directeur, Niels Radtke: « Nous sommes très heureux que Stromae veuille nous accorder l’exclusivité pour la Belgique. Il est notre client depuis déjà un certain temps. C’est lui qui a proposé de travailler ensemble autour de sa première capsule. Cela peut sembler arrogant, mais cette collaboration était inscrite dans les astres. Nous ne sommes pas une boutique de mode comme les autres. Nous essayons toujours de trouver des collections qui se situent au carrefour entre la mode et l’art. La collection capsule ne pouvait pas trouver meilleure place en Belgique que dans notre magasin. »

Source: http://blogs.lecho.be/buzness/2014/04/après-les-hits-stromae-se-lance-dans-les-polos-et-les-chaussettes.html

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