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[POLITIQUE] RDC : LE REPORT DES PRÉSIDENTIELLES NE CALME PAS LES PROTESTATIONS

Initialement prévue le 27 novembre 2016, l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo a été reportée à avril 2018. Le Président Joseph Kabila dont le mandat s’achève officiellement au mois de décembre, devra néanmoins gérer le pays jusqu’au prochaine élections.

Au pouvoir depuis 2001, le président Joseph Kabila n’a pas le droit de se représenter aux prochaines présidentielles, comme le prévoit la constitution. Ce dernier avait cependant promulguer une loi qui lui octroie le droit de se représenter aux élections du 27 novembre 2016. cette proposition de loi a suscité la colère de la population qui a manifesté son opposition dans la rue depuis janvier 2015.

Pour l’opposition, il est clair que le pouvoir use de stratégies pour obtenir un report de la date des présidentielles, et ainsi rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat prévu en décembre 2016. A terme, les craintes de l’opposition se sont confirmées. En effet, un dialogue national organisé le 17 octobre dernier à validé le report de l’élection présidentielle à avril 2018, validant par la même occasion le maintien du président Kabila dans ses fonctions jusqu’à cette date.

La validation de cet accord a suscité de nombreuses réactions d’une part au niveau national. Car l’opposition dénonce vivement cette décision et a appelé les population à une journée « ville morte » ce mercredi 19 octobre 2016 « En guise d’un carton jaune adressé à Joseph Kabila ». ce rassemblement vise à réunir la population de façon pacifique sans exposer la vie des citoyens comme ce fut le cas lors de la manifestation du 19 septembre 2016 qui a coûté la vie à une cinquantaine de personnes selon l’ONU.
La communauté internationale a elle aussi réagi à cette annonce. Notamment la France qui considère que « renvoyer l’élection à 2018 ne règle pas le problème. » dixit Jean-Marc Ayrault. Pour le chef de la diplomatie française, le seul moyen de sortir de cette crise est « que le président annonce qu’il ne se représente pas (…) pour l’élection ». L’UE quant à elle menace le pouvoir de sanctions.

NegroNews

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