CPI : COUR DES PRÉSIDENTS INSOUMIS ?

Depuis sa création, la cour pénale internationale est très active envers les dirigeants africains qui pour la plupart ont des différents avec l’occident. C’est le cas de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. La cour est aux yeux de tout le monde incapable d’agir face aux dirigeants, et même les citoyens des grandes puissances même si ces dernières sont des membres de la cour.

Depuis le 10 septembre, l’on comprend un peu plus que cette cour pénale est une cour qui n’a d’autorité que sur les pays dont l’indépendance n’est que verbale.

En effet, le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton a adressé un message clair et sans ambiguïté à la cour pénale internationale de la part du président des États-Unis, Donald Trump.

‘Les États-Unis utiliseront tous les moyens nécessaires pour protéger nos concitoyens et ceux de nos alliés de poursuites injustes de la part de cette cour illégitime… Nous allons interdire à ces juges et procureurs l’entrée aux États-Unis. Nous allons prendre des sanctions contre leurs avoirs dans le système financier américain, et nous allons engager des poursuites contre eux dans notre système judiciaire.

A déclaré John Bolton à la veille de ce 11 septembre.

Dans les textes régissant la cour, cette dernière peut déclencher des enquêtes dès qu’un pays membre de la cour est lié à un crime. C’est dans ce cadre que la cour a fait comprendre qu’elle est intéressée par les crimes commis par les soldats américains en Afghanistan. Mais la maison blanche a vite fait de mettre en garde les juges de la cour.

La cour de son côté a fait comprendre qu’elle n’agit que dans le cadre légal défini par le statut de Rome en restant attachée à l’exercice indépendant et impartial de son mandat.

Pour les États-Unis, c’est bien clair et ceci devait l’être pour tous les citoyens du monde. La CPI est libre d’enclencher des poursuites contre tous les citoyens du monde à condition que ces citoyens ne soit pas issues des puissances mondiales comme les États-Unis, la France, et leurs alliés.

C’est pour cette raison qu’entre autres, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par la France de Sarkozy et ses alliés de l’OTAN en Libye n’intéresseront jamais la CPI. Ceci permet également de mieux comprendre la vraie mission de la cour. Elle existe pour mettre hors d’état de nuire les présidents qui ne sont pas ou qui désirent être insoumis.

Dah Minwicodji

Commentaires

commentaires

Précédent «
Suivant »

Suivez-nous sur Facebook