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POURQUOI CASTER SEMENYA A ÉTÉ SUSPENDUE DES MONDIAUX D’ATHLÉTISME

La Cour suprême suisse a décidé lundi de lever la suspension provisoire du règlement de l’IAAF (l’Association internationale des fédérations d’athlétisme), qu’elle avait elle-même énoncée le 3 juin, une suspension qui permettait de nouveau à Caster Semenya de courir sur sa distance fétiche du 800 m. Un arrêt qui empêche cette fois la sud-africaine de défendre son titre du 800 m aux mondiaux de Doha.

Le verdict du 29 juillet 2019

La Cour suprême suisse avait accordé un sursis à Semenya en juin, lui permettant de participer aux compétitions tout en continuant à faire appel du jugement de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme, aux termes duquel les athlètes féminines devaient maintenir un certain niveau de testostérone.

Mais mardi, comme le rapporte le New York Times, le tribunal s’est ravisé et a réimposé les restrictions hormonales applicables aux femmes qui organisent des épreuves sur une longueur de 400 mètres à un mille.

« Je suis très déçue de ne pas pouvoir défendre mon titre durement gagné, mais cela ne va pas me freiner dans mon combat pour le respect des droits de toutes les athlètes concernées », a dit, mardi, la triple championne du monde et double championne olympique.

Le nouveau règlement de l’IAAF

La Cour suprême suisse doit encore se prononcer sur l’appel de la Sud-Africaine à propos de la décision du Tribunal arbitral du sport de valider le règlement de l’IAAF. Entré en vigueur le 8 mai, ce règlement demande aux athlètes hyperandrogènes de suivre un traitement pour faire baisser leur taux de testostérone afin de pouvoir courir sur des distances allant du 400 m au mile (1609 m).

Comme l’explique Associated Press, « Semenya, âgée de 28 ans et originaire d’Afrique du Sud, a été légalement classée comme une femme à la naissance et a identifié comme une femme toute sa vie. Elle est née avec le type de chromosome XY typique chez l’homme et dans une affection qui entraîne des caractéristiques biologiques masculines et féminines et une testostérone supérieure à la gamme typique chez la femme ».

L’IAAF soutient que des niveaux plus élevés de testostérone confèrent aux athlètes féminines un avantage injuste sur les autres en termes de «force musculaire et de capacité de transport d’oxygène et préconise, par conséquent, de les réduire à un niveau jugé acceptable.

L’opposition de Semenya

«  Pour préserver leur admissibilité aux épreuves restreintes, les athlètes intersexués seraient tenus de baisser leur taux de testostérone pendant six mois avant la compétition et de maintenir ces niveaux inférieurs. Mais Semenya a refusé de suivre un traitement hormonal », rapporte le New-York Times.

Elle a qualifié la règle de médicalement inutile, ainsi que de « discriminatoire, irrationnelle, injustifiable » et de violation des règles du sport et des droits de l’homme universellement reconnus. Elle a accusé l’Association internationale des fédérations d’athlétisme de la cibler spécifiquement.

Semenya a reçu le soutien du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et de l’Association médicale mondiale. Le groupe médical a appelé les médecins à ne pas participer à la mise en œuvre du protocole IAAF La règle sur la testostérone, qui selon le groupe, était basée sur les « preuves faibles » d’une seule étude scientifique « actuellement largement débattue par la communauté scientifique ».

NN

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