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AFFAIRE ASAP ROCKY : LE RAPPEUR CONDAMNÉ À DEUX ANS DE PRISON AVEC SURSIS

Le rappeur américain ASAP Rocky, de son vrai nom Rakim Mayers, a été reconnu coupable d’agression lors d’un combat à Stockholm et condamné à une peine de deux ans avec sursis, mais ne purgera plus aucune peine de prison, a annoncé mercredi un tribunal suédois. L’artiste a également été condamné à payer des dommages et intérêts à la victime.

ASAP Rocky a passé près d’un mois en détention après l’agression qui a eu lieu fin juin, avant d’être relâché avant le verdict. Bladimir Corniel et David Rispers, deux membres de l’entourage de l’ASAP Rocky, ont été reconnus coupables du même chef d’accusation.

« L’agression n’a pas été d’une gravité telle qu’une peine de prison doit être choisie », a déclaré le tribunal dans un communiqué. « Les accusés sont donc condamnés à des peines d’emprisonnement avec sursis ». Une telle condamnation signifie que tant qu’ASAP Rocky et les deux autres hommes reconnus coupables ne commettront plus aucun crime pendant une période de probation de deux ans, ils éviteront la prison.

ASAP Rocky et ses co-accusés ont affirmé qu’ils avaient agi en légitime défense contre deux hommes qui suivaient leur groupe. Mais le tribunal a déclaré que les trois hommes « ne se trouvaient pas dans une situation de droit à la légitime défense » et a écrit dans son verdict qu’ils « avaient agressé la victime en le frappant et en lui donnant des coups de pied alors qu’elle était étendue sur le sol ».

« L’artiste a également jeté la victime à terre et lui a piétiné le bras ». Le musicien de 30 ans, n’a pas comparu devant le tribunal de Stockholm où il a été reconnu coupable, ainsi que deux membres de son entourage, a annoncé la BBC. Le tribunal a déclaré que la victime de l’agression, une réfugiée âgée de 19 ans, s’était vu accorder des dommages-intérêts pour ce que le tribunal avait qualifié de violation de son intégrité et pour ses souffrances.

Le jugement a conclu qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour affirmer que des bouteilles avaient été utilisées lors de l’agression, élément clé de la preuve présentée au cours du procès de trois jours qui s’est déroulé au début du mois d’août.

Ce fait divers a eu un retentissement international compte tenu de la personnalité du prévenu. Une pétition sur Internet appelant à sa libération avait recueilli, début août, plus de 640 000 signatures. L’affaire a même tendu les relations entre les États-Unis et la Suède. Le président Donald Trump a accusé fin juillet ce pays de mépriser le sort des Noirs américains et dépêché au procès son envoyé spécial chargé des Affaires liées aux otages, Robert O’Brien.

Stéphane BAI

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