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[ACTUALITÉ] HAÏTI : LES VICTIMES DU CHOLÉRA RÉCLAMENT JUSTICE AUX NATIONS UNIES

Plusieurs centaines de victimes de l’épidémie de choléra ont manifesté jeudi à Port-au-Prince pour réclamer justice à l’ONU, dont des casques bleus népalais sont accusés d’avoir introduit par accident, il y a cinq ans, la bactérie dans le pays.

« L’Onu manque à ses devoirs envers les victimes du choléra en Haïti, cinq ans après le début de l’épidémie », dénonce Amnesty international, qui pointe du doigt le personnel de l’Onu dans le déclenchement du choléra en Haïti.

Les manifestants se sont regroupés devant la principale base de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), ont hurlé leur colère face au silence de l’ONU quant à sa responsabilité dans l’apparition de l’épidémie.

« Si les Nations unies nous considéraient comme des êtres humains, on aurait eu des excuses », a estimé Jean Emmanuel Larose, un agent de santé de la ville de Mirebalais, où se trouvaient à l’époque les bataillons népalais.

Le 14 octobre 2010, le premier cas de choléra était signalé en Haïti, alors que la maladie n’y était pas réapparue depuis plus de 100 ans. Une semaine plus tard, les autorités sanitaires haïtiennes confirmaient le déclenchement de l’épidémie de choléra.

Dans un communiqué publié mardi, Amnesty International rappelle que « plusieurs rapports scientifiques ont identifié des employés de l’ONU venus du Népal comme les vecteurs de la maladie en Haïti ».

Le groupe d’experts chargé par le secrétaire général d’enquêter sur la situation, a également identifié les problèmes de traitement des eaux usées rejetées par une base de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) dans une rivière majeure comme étant « la source la plus probable de la souche de choléra découverte en Haïti ».

Des milliers de malades sont dans l’attente d’un accès à des traitements efficaces et d’une indemnisation, ajoute l’organisation.

En 2014, le secrétaire général a reconnu en juillet 2014 que l’ONU avait la « responsabilité morale » d’aider Haïti à enrayer l’épidémie de choléra. Pourtant, l’ONU n’a pas directement pris en compte le droit à un recours des hommes, des femmes et des enfants victimes de la maladie, ni exposé les grandes lignes des mesures prévues pour répondre à leurs besoins spécifiques en termes de droits humains.

L’épidémie de choléra a déjà fait plus de 9,000 morts entre octobre 2010 et août 2015, tandis que des centaines de milliers de personnes ont été infectées.

NegroNews

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