• Accueil
  • >
  • ACTUALITÉ
  • >
  • [ACTUALITÉ] AFRIQUE : 2015, UNE TRÈS BONNE ANNÉE POUR L’ÉCONOMIE

[ACTUALITÉ] AFRIQUE : 2015, UNE TRÈS BONNE ANNÉE POUR L’ÉCONOMIE

C’est ce qu’a déclaré Yogesh Gokool, Head of International Banking chez AfrAsia Bank. En effet, à condition que l’économie mondiale continue de se renforcer, et que la stabilité politique et sociale progresse, il a déclaré que la croissance économique en Afrique en 2015 devrait arriver à +5%.

“Il y aura plus d’investissements étrangers et des transferts d’argent des pays non-OCDE (Organisation de coopération et de développement économi-que) en Afrique. Par exemple, des hommes d’affaires riches japonais et sud-coréens vont se concentrer sur des acquisitions en Afrique”, dit-il dans un entretien pour Made It In Africa. L’entretien s’intitule ‘Africa’s Economic Outlook for 2015’. Selon lui, les investisseurs globaux continueront de réunir des fonds dans des structures spécialisées, qui seront utilisés pour financer des projets d’infrastructures en Afrique. De cette façon, ces in-frastructures serviront de support pour le développement des échanges entre les pays de l’Afrique, ajoute-t-il.

Selon le Head of International Banking chez AfrAsia Bank, les réseaux comprenant des pays africains ayant signé des accords de non double imposition fiscale et des traités sur la protection des investissements, continueront de croître. Des traités qui ont été signés vont être ratifiés, faisant de Maurice un partenaire financier attrayant pour in-vestir en Afrique, dit-il. Et d’ajouter que “force est de constater que la population de nouveaux gens riches en Afrique ne cesse de croître, rapidement”. Ces high-net-worth individuals en Afrique recherchent un réseau de proximité, qui saurait répondre à leurs besoins que ce soit en termes d’accumulation de leurs actifs personnels ou pour leurs plans financiers futurs (‘personal assets and wealth succession planning’).

Maurice doit se tenir prêt en 2015 pour être un centre financier de choix pour les opérations bancaires privées pour ces nouvelles personnes riches en Afrique”, soutient-il.Parlant de la performance des économies africaines, trois facteurs qui devront être pris en compte sont la stagnation des exportations africaines vers les marchés européens traditionnels, le ralentissement général de la croissance en Chine et la baisse des prix pétroliers.

Yogesh Gokool précise qu’en cas de la pro-pagation du virus Ebola, les conséquences économiques seraient dramatiques sur les activités économiques des pays d’Afrique de l’Ouest, perturbant le transport, les échanges internationaux, les investissements, la chaîne de l’offre, aussi bien que le tourisme. En revanche, dit-il, “si on arrive à contenir ce virus Ebola, on pourrait s’attendre à plus d’investissements en Afrique en provenance d’Europe, en particulier les multinationales françaises”.

Selon lui, l’économie de l’Afrique du Sud a connu un ralentissement économique en 2014, en raison des grèves, de la baisse de confiance dans les affaires, et de la dépréciation du rand sud-africain. “Cependant, nous pourrons voir un revirement de la situation en 2015, si les relations industrielles s’améliorent, les exportations se développent et les investisseurs sud-africains assoiffés recherchent des opportunités d’affaires avec d’autres pays d’Afrique”.

Le Nigeria, plus grand pays producteur de pétrole dans le continent, pourrait s’attendre à des taux de croissance accélérés de 7,3% en 2015, soutient-il. L’Ethiopie devra aussi être en expansion rapide, notamment grâce à son secteur agricole et énergétique. En 2015, on verra de plus en plus de fonds souverains investissant en Afrique. Ces fonds vont cibler des secteurs tels que les infras-tructures, les services et l’agriculture.

De surcroît, les fonds d’investissement et des entreprises d’assurance vont investir à l’étranger, dit le Head of International Ban-king chez AfrAsia Bank. Les monnaies africaines vont connaître la stabilité, et plus nombreux seront les économies africaines qui réussiront à investir dans des marchés de capitaux avec des émissions obli-gataires souveraines sur les marchés de l’eurodollar (sovereign bond issuances in the Eurodollar market).

Source : http://www.lematinal.com/economie/6794-2015,-une-tr%C3%A8s-bonne-ann%C3%A9e-pour-l%E2%80%99%C3%A9conomie-de-l%E2%80%99afrique.html

Commentaires

commentaires

Précédent «
Suivant »

Suivez-nous sur Facebook

DailyMotion random video