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MISSION EXPRESS DE RÉVOLUTION DE CRISE EN GUINÉE BISSAU POUR LA CEDEAO : VAZ DONNE DU FIL À RETORDRE

La Guinée-Bissau a une longue histoire de fragilité politique et institutionnelle remontant à son indépendance en 1974, avec des coups d’état et des assassinats de dirigeants politiques. Aucun président élu n’a jamais terminé un mandat, à l’exception du président Vaz, dont le mandat prévu par la Constitution a pris fin le 23 juin 2019.

Mais ce dernier n’a plus les faveurs de la CEDEAO, encore moins de la communauté internationale. La dernière crise institutionnelle en date a atteint de telles proportions qu’elle a nécessité l’intervention de la CEDEAO. En effet, le pays a désormais deux gouvernements : celui d’Aristides Gomes, limogé en début de semaine par le chef d’état, et celui de Faustino Imbali, nommé jeudi par ce dernier.

Pour l’organisation ouest africaine, cette décision de Vaz vient en contradiction avec la feuille de route qui avait été dessinée lors du sommet de la CEDEAO en juin dernier. Selon cette feuille de route, une fois son mandat expiré, ce dernier devait rester en poste, mais voir ses pouvoirs limités jusqu’à la présidentielle, faisant du gouvernement d’Aristides Gomes celui désigné pour mener le pays aux élections. Elle n’a donc pas manqué de qualifier cette décision « d’illégale » et de rappeler que « tous ceux qui de quelque manière que ce soit entraveront la poursuite harmonieuse du processus électoral, s’exposeront à des sanctions ».

Le Dimanche 03, le ministre des Affaires étrangères du Niger, Kalla Ankourao en tête de la délégation, et Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO ont été dépêchés auprès du président bissau-guinéen en vue de lui rappeler la fameuse feuille de route. Des rencontres avec la commission électorale, les responsables des partis politiques et surtout le Premier ministre qu’elle considère comme légitime à savoir Aristides Gomes, sont également prévues.

Une mission « express » de résolution de crise très tendue semble-t-il, car la délégation devra quitter le pays ce lundi. Or des sources venant du palais présidentiel laissent entendre que Vaz semble décidé à camper sur ses positions.

Annabelle Kem’s

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