Il y a deux semaines, la Centrafrique a été touchée par de violentes inondations qui ont fait près de 30 000 sinistrés. Le pays est à présent exposé à une grave crise humanitaire.
Les populations dans le dénouement total semblent livrées à elles-mêmes. En effet, les journalistes de France 24 ont recueilli des témoignages sur place dont celui d’une sinistrée qui a déploré le fait qu’aucune autorité ne se soit déplacée auprès d’eux. « Aucun député, ni le maire, ne sont venus nous voir », confiait-elle amèrement. La situation est d’autant plus critique, car l’eau polluée par les déchets continue de monter et les sinistrés, en particulier les enfants, sont exposés à de nombreuses maladies. « L’eau potable manque. Il y a des problèmes de latrines, de moustiques, de froid et des risques d’épidémie telles que le choléra », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui.
Il est coutume que la principale rivière du pays, l’Oubangui connaisse des crues importantes, approximativement tous les dix ans. Si à la fin des années 90 les inondations avaient déjà provoqué d’importants dégâts, aujourd’hui de longues et importantes précipitations pour cette saison ont aggravé le phénomène. Certains y voient les effets du réchauffement climatique.
Ce pays, qui se remet difficilement de sa crise sociopolitique, en appelle au soutien de la communauté internationale par la voix du porte-parole du gouvernement : « Nous n’avons pas de structure pour accueillir les gens, mais nous attendons que les ONG nous proposent des tentes, des abris, afin de sécuriser les personnes ».
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