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[SOCIETE] EN 2025, IL N’Y AURA PLUS D’ÉLÉPHANTS EN AFRIQUE

La flambée du prix de l’ivoire en Asie entraîne une forte augmentation du braconnage. Chaque année, ce sont plus de 30.000 bêtes qui sont ainsi tuées.

Les populations d’éléphants d’Afrique sont en fort déclin, et le braconnage de leurs défenses d’ivoire vers l’Asie est un élément déterminant dans cette situation. Selon une nouvelle étude scientifique qui vient d’être publiée dans lesComptes rendus de l’Académie américaine des sciences(PNAS), le taux annuel moyen d’éléphants abattus illégalement de 2010 à 2012 est de 6,8 % de la population générale de ces animaux. Ce qui correspond à quelque 33.630 bêtes à trompe tuées chaque année durant cette période. En extrapolant sur les premiers résultats de 2013, cela pourrait représenter 100.000 de ces mammifères abattus sur trois ans. Ce qui, en tenant compte de leur taux de reproduction, signifie que leurs populations sont en déclin de 2 à 3 % par an.

Au début du siècle dernier, on estime qu’il y avait 20 millions d’éléphants en Afrique. En 1980, il était estimé à 1,2 million et aujourd’hui à 500.000. Déforestation, urbanisation, industrialisation, chasse, sont là encore à l’origine de ces réductions importantes de populations. Mais il semble bien qu’aujourd’hui ce soit le braconnage qui soit le moteur de cet amaigrissement des troupeaux. Ainsi, sur l’ensemble du continent africain, 75% de toutes les populations d’éléphants diminuent à cause de cette chasse illégale. Les zones et pays les plus touchés seraient l’Afrique centrale, la Tanzanie et le Mozambique. Les braconniers y auraient tué 35.127 éléphants de 2010 à 2012.

Les prix de l’ivoire flambent

«Nous avons constaté que l’accroissement du braconnage est étroitement lié au prix de l’ivoire sur le marché noir», estime George Wittemeyer, biologiste de l’université du Colorado, l’un des signataires de cette étude. Car le commerce de l’ivoire a été suspendu en 1989. Pourtant, les prix flambent. D’après l’ONG Save the Elephants (Sauvez les éléphants), le prix du kilo d’ivoire aurait triplé de 2010 à 2014 sur les marchés asiatiques, où les défenses finissent en baguettes, statuettes ou en sceaux de correspondance, passant de 750 dollars à plus de 2000 dollars. Et selon les recherches menées par l’équipe de George Wittemeyer, le lien entre intensité du braconnage et le prix de l’ivoire est très clair.

« Un éléphant est tué tous les 15 minutes. A ce rythme, plus aucun éléphant ne survivra en 2025 »

La situation n’est pas la même pour tous les pays d’Afrique et pour les deux espèces d’éléphants y vivant. Ainsi, le pachyderme des forêts semble plus atteint que celui des savanes. Dans certains pays d’Afrique australe, Bostwana, Namibie et Afrique du Sud par exemple, les populations sont pour l’instant stables ou augmentent légèrement. Les auteurs de l’étude soulignent que les estimations de populations d’éléphants ne sont que des estimations, et qu’elles peuvent ainsi être supérieures ou inférieures à la réalité.

Source: Lefigaro.fr

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