RÉFÉRENDUM AU BURUNDI : LE « OUI » L’EMPORTE

Le jeudi 17 mai, les burundais étaient appelés aux urnes dans le cadre du référendum pour la nouvelle constitution. Ils étaient au total 4,8 millions d’électeurs. Une bonne partie de la société civile et de l’opposition en exil avait appelé au boycott du scrutin. Ce qui visiblement n’a pas eu d’impact conséquent.

D’après l’institution en charge du scrutin, les burundais sont sortis massivement avec un taux de participation de 96,4 %. Selon les résultats communiqués, quatre jours après le référendum par la même institution, le projet de la nouvelle constitution a été adopté à une majorité écrasante par la population rwandaise. 73,2 % des électeurs ont donné un avis favorable, 19,3 % ont opposé un refus, 3,3 % se sont abstenus et 4,1 % ont opté pour un bulletin nul.

Avant cette proclamation, Agathon Rwasa a eu à faire savoir qu’il ne reconnaîtra pas les résultats de ce scrutin. Il estime que le processus s’est déroulé dans un climat d’intimidation créé par le parti au pouvoir, en violentant les membres de sa coalition, et même parfois en les menaçant de mort si le non l’emportait.

Aucun observateur n’a fait le déplacement pour ce référendum. La communauté africaine et internationale a fermement condamné la tenue de ce référendum sur fond de tension. L’union africaine par la voix de Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’organisation a fait comprendre quelques mois avant les élections que le dossier burundais est dans les mains de la communauté est-africaine (EAC). Mais l’organisation régionale, quant à elle, s’en est lavé les mains en s’abstenant d’envoyer des observateurs et a juste souhaité au gouvernement de Pierre Nkurunziza et à tout le peuple burundais que le processus se déroule dans la paix.

En 2015, lorsque Pierre Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat, des violences se sont éclatées et au moins 1200 personnes sont mortes. Avec cette nouvelle constitution, il pourrait se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034.

Dah Minwicodji

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