LE POSTE DE PREMIER MINISTRE SUPPRIMÉ AU SÉNÉGAL

Ce mardi 14 mai, le président sénégalais, Macky Sall a promulgué la loi qui supprime le poste de Premier ministre. Un changement qu’il n’avait pas évoqué pendant la campagne pour la présidentielle du 24 février et qu’il annonce deux jours après avoir prêté serment pour un second mandat début avril.

Le texte, dénoncé par l’opposition, modifie la Constitution du pays. Cette réforme a été adoptée par les députés à l’Assemblée nationale où le parti de M. Sall et ses alliés sont majoritaires, le 4 mai, après environ neuf heures de débats à l’Assemblée nationale, dont les accès avaient été placés sous une surveillance sécuritaire renforcée.

Une promulgation intervenue juste avant le voyage du président à Paris pour prendre part à une réunion sur le terrorisme. « Avec ce projet de loi, le chef de l’Etat n’est plus le chef de l’Exécutif, il est l’Exécutif à lui tout seul », a jugé Cheikh Bamba Dièye, un député de l’opposition, considérant que le président actuel dispose déjà d’un pouvoir « exorbitant ».

Selon le communiqué de la présidence du Sénégal. «Monsieur le président de la République a promulgué ce jour la loi constitutionnelle portant notamment sur la suppression du poste de Premier ministre », Cette réforme controversée, initiée par le président Macky Sall, établit un nouvel équilibre entre les pouvoirs en renforçant le caractère présidentiel du régime sénégalais. Toujours selon le communiqué, les 32 ministres et trois secrétaires d’État nommés le 6 avril sont par ailleurs tous reconduits, sans leur ancien chef Mahammed Dionne, un homme de confiance de Macky Sall qui restera son bras droit en tant que secrétaire général de la présidence de la République.

Le Sénégal, qui fait figure de modèle démocratique en Afrique, s’était déjà passé de Premier ministre dans les années 1960 sous la présidence de Léopold Sédar Senghor et au début des années 1980 sous celle d’Abdou Diouf.

NN

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