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[POLITIQUE] SÉNÉGAL : LE PROCÈS TRÈS ATTENDU DE KARIM WADE

Procès nécessaire à la moralisation de la vie publique ou chasse aux sorcières ?

Au Sénégal, rares sont ceux à ne pas avoir d’avis sur le procès très attendu de Karim Wade. La première audience devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) s’est tenue jeudi 31 juillet à Dakar dans une ambiance électrique. Placé sous mandat de dépôt depuis le 15 avril 2013, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade est désormais face à ses juges.

L’enjeu de ce procès qui devrait durer des mois tant le dossier est volumineux – près de 40 000 pages – sera de déterminer le montant et l’origine de la fortune de Karim Wade. 178 millions d’euros détournés lorsqu’il était conseiller puis ministre de son père, comme le soutient l’accusation, ou « environ 4 millions d’euros qu’il a tout à fait pu gagner lorsqu’il était trader à Londres », comme l’affirmait mi-juin l’un de ses avocats ?

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Dans une tenue immaculée, saluant un public acquis à sa cause, « Karim », comme l’appellent ses partisans, a décliné à sa manière sa profession : « Je suis banquier. Et je suis détenu politique. » Avant la défaite électorale de son père en mars 2012, le quadragénaire occupait également les fonctions de ministre de la coopération internationale, des transports aériens…

178 MILLIONS D’EUROS

En détention préventive depuis avril 2013, Karim Wade est accusé d’avoir illégalement acquis 178 millions d’euros par le biais de montages financiers complexes du temps où il était conseiller puis ministre de son père. Selon l’accusation, cette somme se trouverait aujourd’hui dans des paradis fiscaux, dont Monaco et Singapour.

Mais, d’après les avocats de Karim Wade, près de la moitié de cet argent correspond à un compte à Singapour dont il est d’ores et déjà prouvé qu’il n’appartient pas à leur client. Selon la défense, son patrimoine est d’environ 2 millions d’euros, somme gagnée pour l’essentiel quand il était trader en Europe avant de devenir conseiller puis ministre de son père.

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Le procès devrait aussi permettre d’en apprendre davantage sur les « complices » présumés de Karim Wade. Parmi eux figure Ibrahima Abdoukhalil Bourgi dit « Bibo », homme d’affaires sénégalais d’origine libanaise qui a bénéficié en juin 2013 d’une mesure de liberté provisoire pour raisons médicales.

Source : LeMonde

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