JACOB ZUMA PRÉSIDENT, JUSQU’À QUAND ?

Le président sud-africain Jacob Zuma est-il entrain de vivre ses dernières heures à la tête de la nation arc-en-ciel? rien n’est moins sûr ! En tout cas, les rumeurs sur son éventuelle démission vont bon train.

En effet, plusieurs voies au sein de l’opposition mais aussi au sein de son propre parti (A.N.C) ont appelé ces
derniers temps à sa démission et ce à un an de la fin de son deuxième et dernier mandat. Ces pressions interviennent dans un contexte économique peu reluisant pour le pays.

Dans un pays, où la corruption gangrène le sommet de l’État, Zuma se retrouve affaibli par une série de scandales politico-financiers dont le plus récent remonte à il y a plus de deux ans lorsque la compagnie
d’électricité nationale sud-africaine ESKOM a été accusée d’avoir abusivement rémunéré des entreprises de conseils appartenant aux GUPTA, une riche famille indienne réputée proche de Zuma. C’est cette collusion entre Zuma et la famille GUPTA qui est la goutte d’eau qui a débordé le vase.

Par ailleurs, le président sud-africain est
aussi impliqué dans d’autres affaires de corruption ou de malversations notamment celle concernant la rénovation
de sa résidence privée de Nkandla sur le dos du contribuable sud-africain. Saisie par l’opposition sur cette affaire,
la cour constitutionnelle sud-africaine avait jugé que le parlement avait failli à ses obligations et aurait dû lancer une
procédure de destitution contre le chef de l’État. En plus de ces scandales politico-financiers, Zuma est aussi impliqué
dans des histoires de moeurs,on se souvient qu’il avait déclaré, il y a quelques années, que porter une mini-jupe pour une fille est une invitation au viol.
Agacés par ces scandales à répétition, nombreux sont les membres de l’A.N.C à appeler à sa démission ou à sa
destitution, et parmi eux Cyril Ramaphosa, le nouveau président du parti et quelques cadres qui veulent que Zuma
démissionne de lui-même pour sauver l’image du parti.

ET L’A.N.C DANS TOUT ÇA?

Le parti de Nelson Madela est aujourd’hui loin des raz-de-marée électoraux qu’il engrangeait fin des années 90 et début des années 2000. Son életorat ne cesse de s’effriter d’élection à éléction. Cette situation constitue un camouflet pour ce parti historique qui a combattu le régime d’Apartheid durant des années. Jadis, l’A.N.C représentait le parti de libération pour beaucoup de Sud-africains noirs,mais cette image a cedé la place à un parti rongé par la corruption de ses élites. En outre, le Congrès national africain est miné par des dissensions internes qui ont provoqué
l’émergence d’autres petits partis fondés par ses anciens membres comme le sulfureux Julius Malema, fondateur du
parti E.F.F et tant d’autres.

En revanche, si Jacob Zuma a, pour le moment, fait la sourde oreille aux nombreux appels à sa démission à l’heure, une chose est sûre, c’est que la procédure visant sa destitution n’est qu’une question de temps et ce au regard de nombreuses
tractations et autres pressions qui se font au sein du parti.

D’ailleurs, son adresse à la nation vient d’être reportée à une date ultérieure.

Affaire à suivre !!!

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