GUYANE : UN ACCORD DE FIN DE CONFLIT A ÉTÉ SIGNÉ

La crise en Guyane qui durait depuis plus d’un mois vient de se terminer. Un accord de fin de conflit a finalement été signé vendredi soir entre l’Etat, les élus et le collectif qui pilotait la mobilisation.

Dans cet «Accord de Guyane», le gouvernement a notamment pris «acte» de la demande de 2,1 milliards d’euros supplémentaires que formulait le collectif «Pou la Gwiyann dékolé» (pour que la Guyane décolle). Cette somme s’ajoutera au plan d’urgence d’un montant de 1,1 milliard d’euros déjà validé début avril par le gouvernement (le collectif de mobilisation avait alors jugé cette somme insuffisante). L’accord s’élève donc à plus de 3 milliards d’euros.

Dans un communiqué, la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts a salué cet accord, évoquant «une journée déterminante pour l’avenir de la Guyane».

Cependant, le porte-parole du collectif Pou la Gwiyann dékolé Davy Rimane, ne parle pas encore de victoire. « C’est un bon début. C’est maintenant que les choses sérieuses vont commencer. Il va falloir tenir la distance. On a hâte de voir les fruits de cette lutte », confie-t-il.

Pour rappel, ce plan d’aide était réclamé par les populations pour permettre une meilleure lutte contre l’insécurité, désenclaver les communes dont certaines n’ont ni eau ni électricité à ce jour, mieux reconnaître les peuples autochtones, améliorer les services de santé défaillants et le système scolaire inadapté à une démographie galopante.

Il faut également dire que cet accord signé ne fait pas l’unanimité. Ainsi, le collectif des autochtones de Guyane s’est désolidarisé du mouvement, il en est de même des socio-professionnels. Ils dénoncent « l’absence de représentativité et de légitimité du signataire » de l’accord signé dans le domaine socio-économique, le syndicat UTG (union des travailleurs guyanais).

De plus, aucun calendrier n’a encore été déterminé. Mais pour nombre d’élus, cet engagement déprendra de la mobilisation future dans le contexte de l’élection présidentielle et d’un changement de gouvernement.

La Guyane est donc loin d’être sortie de sa période trouble et légitime à bien des égards. ‎

 

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