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[ACTUALITÉ] RAMA YADE REMPORTE SON BRAS DE FER CONTRE LE MAIRE DE COLOMBES

Relaxée jeudi dans son procès pour inscription indue sur une liste électorale à Colombes (Hauts-de-Seine), où elle est élue d’opposition, l’ex-secrétaire d’État Rama Yade a salué la décision de la justice, qui ne s’est pas laissé « instrumentaliser » par des « manigances politiques ». « Si je salue que justice m’ait été rendue, je regrette (…) les manigances de certains, qui ont tenté, maladroitement, d’instrumentaliser des juges pour obtenir devant le tribunal mon élimination politique », a réagi dans un communiqué la vice-présidente de l’UDI, 36 ans, absente lors du prononcé du jugement à Nanterre.

L’élue municipale et régionale – qui comparaissait également pour faux et usage de faux – a été relaxée de l’ensemble des poursuites. Le parquet avait requis une amende de 5 000 euros mais pas de peine d’inéligibilité. Le parquet de Nanterre, qui avait renvoyé l’affaire devant le tribunal, soupçonnait l’ex-secrétaire d’État aux Droits de l’homme (2007-2009) puis aux Sports (2009-2010) d’avoir triché à deux reprises sur sa domiciliation pour pouvoir conserver son inscription sur la liste électorale. D’abord en décembre 2009, lorsqu’elle a fourni l’adresse de sa permanence. Puis deux ans plus tard, quand, après avoir été radiée d’office de cette liste, elle a tenté de se faire réinscrire en déclarant avoir emménagé dans un appartement de la ville.

La présidente de la 15e chambre correctionnelle, Isabelle Prévost-Desprez, a notamment estimé que Rama Yade n’avait pas effectué de « déclarations frauduleuses ». Pour les faits datant de 2011, elle a souligné que l’édile avait fourni à la mairie de Colombes sa quittance de loyer pour son appartement dans la ville, ainsi que des photocopies de son contrat de location et sa carte d’identité avec pour domicile son logement à Paris.

« Calomnies » (Yade)

Ce jugement « reconnaît en particulier que le maire de Colombes (le socialiste Philippe Sarre) m’a accusée à tort de fraude et de mensonge », a souligné Rama Yade dans son communiqué, déplorant des « manipulations » et des « calomnies ». « Ce n’est pas dans mes habitudes de commenter les décisions de justice. Je reste toutefois un peu surpris par ce jugement qui n’est pas en adéquation avec les conclusions de l’enquête », a affirmé à l’AFP M. Sarre, précisant ne pas connaître les motivations dudit jugement.

L’enquête préliminaire qui a débouché sur ce procès avait été ouverte à la suite d’un signalement de l’édile socialiste auprès du parquet en décembre 2011, après la radiation de Rama Yade, et ce, quelques mois avant les législatives. Le maire n’avait pas souhaité se constituer partie civile. À cette époque, Rama Yade, candidate dans la 2e circonscription des Hauts-de-Seine (Asnières-Colombes-Sud), avait invoqué un « simple changement de bureau de vote consécutif à un changement d’adresse ». Mais en janvier 2012, la commission de révision des listes électorales avait refusé sa réinscription. L’ex-secrétaire d’État avait alors saisi le tribunal d’instance, qui, à son tour, lui opposait un refus, le 17 janvier, constatant que l’appartement était « vide de tout meuble, document ou élément personnel ».

Lors de son procès, Rama Yade avait expliqué avoir vécu cette situation comme un « acharnement », puis trouvé « choquant » que durant l’enquête son téléphone portable ait été « tracé » pour savoir « où (elle) étai(t) et à quelle heure (elle) y étai(t) », et que son appartement ait été visité par la justice. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public, Philippe Bourion, avait quant à lui, estimé que Rama Yade avait déclaré des « domiciles inexacts », alors que « son seul domicile stable et réel » de l’époque était l’appartement qu’elle occupait à Paris, dans le 18e arrondissement, avant de quitter ce dernier pour acquérir une propriété à Garches (Hauts-de-Seine).

Source : Le Point

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