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[ACTUALITÉ] DES INVESTISSEURS BRITANNIQUES GAGNENT 220 MILLIONS $ DE DIVIDENDES SUR LES ENTREPRISES KÉNYANES

Les investisseurs (multinationales ou encore institutionnels) britanniques détenant des parts significatives au sein des entreprises cotées sur la Nairobi Securities Exchange ont récolté un dividende global de 19 milliards de shillings, soit 220 millions $, après que ces entreprises ait réalisé en 2013 « des bénéfices considérables », a-t-on appris de sources médiatiques kényanes.

En vertu de la possibilité offerte de rapatrier les bénéfices, des entreprises britanniques à l’exemple deVodafoneDiageo (Guiness), Brishtish American Tobacco (BAT), Standard Chartered Bank et Barclays ont ainsi renvoyé à la maison mère des milliards de shillings et on estime à 51%, le pourcentage des 34,8 milliards de shillings (403 millions $) de profits ainsi exportés, par des entreprises présents sur la Bourse de Nairobi.

Cette annonce anodine s’affiche cependant comme un contraste avec la position officielle diplomatique britannique à l’encontre du président kenyan Uhuru Kenyatta, qui au lendemain de son élection s’était entendu dire qu’il ne bénéficierait que de contacts limités avec les pays occidentaux, un trouble qui s’est accentué avec la décision de la Cour pénale international de le poursuivre ainsi que son vice-président.

Selon Macharia Munene un professeur kényan d’une université américaine interrogé par des médias locaux, ces chiffres sont la preuve qu’il existe une rupture nette entre la classe politique et celle des affaires. « Le Kenya est un espace stratégique pour les investisseurs britanniques et les intérêts économiques sont bien au-delà des questions politiques », a-t-il expliqué.

Dans le détail, Vodafone, logiquement, tire le plus grand profit, grâce à sa participation majoritaire (40%) au sein de Safaricom, première capitalisation et entreprise la plus rentable de la NSE. Au total ses dividendes et les royalties pour le service M-Pesa lui ont rapporté un total de 7,3 milliards de shillings (84 millions $). Autre entreprise britannique cité, la Standard Chartered Bank.

Son actionnariat largement majoritaire de l’ordre de 73,89% dans StanChart Kenya lui a conféré des droits à un dividende global d’une valeur de 3,3 milliards de shillings, en hausse comparée aux 2,8 milliards de shillings encaissés en 2012. Barclays suit dans cette logique, avec 2,2 milliards de shillings encaissés  au titre de dividendes, sur sa filiale Barclays Kenya. On retrouve aussi British American Tobacco Kenya et East Africa Breweries qui ont respectivement payé à leurs maisons mères 2,1 et 3,4 milliards de shillings.

Chez les investisseurs privés (Private Equity), Helios EB Investor qui contrôle 24,45% d’Equity Bank, première banque au Kenya et deuxième banque du pays derrière Kenya Commercial Bank, a récolté 1,3 milliards de shillings. Précisons  toutefois que depuis 2008, la firme n’a récolté que 4,7 milliards de shillings pour un investissement qui en 2007 lui avait coûté 11 milliards dans la même devise. Mais il faut ajouter que ces actifs actuellement valent 28,7 milliards de shillings, ce qui implique pour l’investisseur un double gain à terme.

Idriss Linge

Source : http://www.agenceecofin.com/bourses/0104-18849-les-investisseurs-britanniques-gagnent-220-millions-de-dividendes-sur-les-entreprises-kenyannes

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