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LE ZIMBABWE SE RÉVEILLE DIRIGÉ PAR DES MILITAIRES, MUGABE CONFINÉ CHEZ LUI

Des rumeurs de coup d’État traversaient le pays après des déclarations brutales du chef d’état-major. Une partie de l’armée, qui nie avoir mené un « coup d’Etat », s’est emparée du pouvoir à Hararé, arguant que le président et son épouse sont en sécurité. La confusion règne au Zimbabwe ce mercredi 15 novembre, après une nuit agitée qui a vu des militaires s’adresser à la télévision nationale dont ils ont pris le contrôle. « Il ne s’agit pas d’un coup d’Etat militaire contre le gouvernement », a assuré le général Sibusiso Moyo, porte-parole de l’armée. La situation sur place serait calme, des véhicules blindés et des soldats ont bloqué les routes menant aux principaux bâtiments gouvernementaux et encerclé le Parlement. La guerre de succession qui secoue le Zimbabwe a atteint une autre dimension, depuis la mise à l’écart le 06 novembre dernier, du vice-président Emmerson Mnangagwa longtemps pressenti comme le dauphin de Robert Mugabe.

Plusieurs sources parlent d’une série d’arrestations. Parmi elles figureraient le ministre des finances Ignatius Chombo, le ministre et commissaire politique Saviour Kasukuwere, le neveu de Robert Mugabe également chargé du programme d’indigénisation Patrick Zhuwayo, le directeur adjoint des services de renseignement Albert Ngulube, ou encore le président de La ligue des jeunes de la Zanu-PF, Kudzai Chipanga.

D’après le communiqué qui a tourné en boucle à la télévision dans la nuit de mardi à mercredi, le président Robert Mugabe et sa femme Grace sont « en sécurité », alors que l’armée vise « les criminels qui l’entourent ». Une information confirmée par le président Sud-Africain Jacob Zuma qui a annoncé s’être entretenu par téléphone avec le président Robert Mugabé. Il s’apprête par ailleurs à y envoyer deux émissaires en tant que président de la Communauté de développement d’Afrique australe (CDAA), pour rencontrer le président Mugabe ainsi que l’armée. « Peu après 2 heures du matin, nous avons entendu environ 30 à 40 coups de feu tirés pendant trois ou quatre minutes en provenance de la maison » de M. Mugabe, a déclaré un résident du quartier à l’AFP.

« Il n’est pas souhaitable que l’armée prenne le pouvoir. Cela donnera un coup d’arrêt à la démocratie, et ce n’est pas sain pour le pays », a déclaré un haut responsable du parti, Gift Chimanikire. Cette crise « marque une nouvelle étape alarmante dans la course à la succession » de Mugabe, a relevé l’analyste politique Alex Magaisa. Une situation à suivre de près.

NegroNews

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